Tema/i | spazi liberati | repressione : Le squat de la Tour à Genève évacué
  10-07-2007 19:11
Autore : ((i))
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  Le squat Rhino de Genève, occupé voici 19 ans, a été évacué lundi 23 juillet. Le conseil d'état genevois soutenait le procureur général, Daniel Zapelli, dans sa politique de nettoyage du milieu squat genevois. Depuis l'élection de ce dernier, sa politique anti-squat a fait disparaître plus d'une centaine de squat.
La Tour s'est faite évacué le 10 juillet dernier.
Sans faire de bruit, dans un silence médiatique absolu, en pur "style Helvetia", on peut aujourd'hui parler d'une vraie vague répressive en Suisse contre les espaces sociaux autogérés.

Depuis longtemps le mythique squat genevois Rhino est menacé d'évacuation. Il a pourtant rassemblé autour de lui une grande solidarité.[1 - 2].

Au début du mois de mai a eu lieu l'évacuation du Steingraben 51, l'hôtel qui était occupé à Bâle.

Des menaces, les autorités sont malheureusement passées au fait et un autre squat genevois en a fait les frais : le squat libertaire de la Tour [ici Une synthèse de leur histoire].

La matinée du 10 juillet, il a été évacué [1 - 2 - 3 - Photos 1 Photos 2 Photos 3 Photos 4 ].

Durant toute la journée, des gens se sont rassemblés devant le squat et ses environs. 250 camarades ont occupé pacifiquement les lieux.

A la fin de la journée, la police a attaqué les personnes qui manifestaient leur sympahtie avec le squat de la Tour.

Jeudi soir 12 juillet, une manifestation de soutien à Rhino et à la Tour a rassemblé 1000 personnes.

Communiqué de l'infokiosk
Communiqué du squat Rhino
Communiqué de solidarité du Molino, Lugano
 
     
   
     
 
> Devant la Tour
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Devant la Tour
 
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  bonne resistance 2007-07-11 11:48  
bonne resistance a vous .

un parisien .
parisien
  riposte ou rupture? 2007-07-22 12:02  
Derniers étrons capitalistes, d’un mot et comme un seul homme, les répressions, les évacuations, la culture du vide devient pléthore. Et le vide insupporte qu’on le contrecarre ; désormais, c’est à grand coups de lattes dans ta tête, que les tentatives, les aspirations, les expérimentations sont désherbées. Jamais repus de leurs pouvoirs, castrés dans leurs virilismes, prostrés dans leurs fantasmes : plutôt que le différent n’intercède, qu’il crève. Dès lors personne n’en aura l’usufruit ! « si c’est pas pour moi, ce sera pour personne ! » les vieilles badernes agitent leurs polypes, et coassent, leurs augures mauvais.


Illes tiennent donc tellement a exister … que n’ont ils donc l’effroi des oublis vertigineux qu’illes savent fatals. Illes sont la tourbe, nous seront les vaisseaux pirates, d’aucuns fantômes, qui d’une manière ou l’autre ouvrirons nos rivages multiples sur ces oublis définitifs.


Dés lors, doit-on répondre ? la riposte les confortent dans leurs vies par procurations. L’occasion des sursauts de moribonds : pour un court instant encore illes se sentent les protagonistes, même odieux, de quelque choses.


Et quelles ripostes, ou pas, aux enfantillages crasse, de chefaillons frustrés, dépossédés de leur hochets ?


Si la riposte est tout de suite polluée de ce qu’il l’a conduite !, l’on ne cesse de conformer dans les élans contingents, contrits, orientés…et de confondre toujours, de substituer même, la riposte à la rupture.


Je n’ai rien a riposter à la vase, sinon tout de suite, à la manière dont on le décide, indépendamment des routes interlopes que l’on nous consent. Et merde, ne fera t-on que là ou on dit de le faire ? l’on continuera donc, de répéter, de répercuter ces combats petits, pour bourgeois petits, et a chacune de nos minables effervescences épisodiques, l’on « s’alibie » nos retraits, à moins que l’on ne s’aliène nos possibles, à l’instar de rassurer autrui, ravis de bien comprendre nos schémas incontournables, nos ritournelles qui, à défaut les chatouiller, nous épuisent et nous isolent.


Ne peut-on pas, une bonne fois pour toute, produire, déclencher, rire, déployer, chanter, conquérir, essayer….., de concert !


Tant que, de nos postures l’on s’isole, l’on se disqualifie, l’on ne fait trésors jamais, l’on reste guindé dans son conformisme révolutionnaire (beurk au deux m(aux)ots ! Tant que l’on ne saura se déployer ensemble,… merde ni a-t-il assez de monde qui cartographient, qui norment, qui identifient, qui réduisent !... arw’ le réduit natzional…


Non, si l’on ne veut plus des ruines de ce monde en cendre, si l’on déconstruits les modèles fécaux qui empestent de nous réduire aux objets de tractations, d’échanges de mercantilisassions ; c’est, misère, avant tout quand dans nos têtes et dans nos pratiques cesseront réellement, les replis, les mises aux bans, les microcosmes des faillites des tout puissants !


Plus de ripostes, convenues et contenues, mais des ruptures. Et de ses créativités.


Résister est vain, c'est de construire que l'on s'invente!


La PtiTeMArTinE





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Alors : enfin une coordination anar / libertaire / anticapitaliste / antiproprio.. au moins.. ?
Mais une vraie, avec des actes, des actes partagés ! pfff… COcaGNE!
kramps | Web: http://http:lapetitemartine.hautetfort.com
  Vous avez dit bizarre? Comme c'est étrange!!!... 2007-07-26 13:48  
Je constate avec tristesse que le retour de bâton issu d'un long processus (depuis le 11/9)de "remise aux normes d'un capitalisme agressif anti-humanité" a eu la peau du dernier squat de Genève.

J'ai connu jadis (au début des années 80) le quartier des Grottes entièrement squatté, ce qui a permis à cette époque de le préserver de la démolition complète programmée par les requins de l'immobilier du coin (très actifs dans cette ville internationale)…

A l'époque (vers 81) j'ai été témoin direct d'un fait étrange, j'ai assisté à l'apparition du jour au lendemain de dealers venant d'on ne sait ou…) qui vendaient de l'héroïne à bas prix dans le carrefour principal du quartier ce qui a évidemment provoqué un afflux de toxicomanes (les gens venaient de partout pour se fournir) et peu de temps après le départ des squatters militants cleans (souvent avec enfants), le quartier a été "normalisé" comme par hasard…Vous avez dit bizarre? Comme c'est étrange!!!...
Z....
  Boapffff! 2007-07-26 17:23  
Bah, NO FUTURE ? Tus l'as dit bouffi, de toute façon, le squat aux abois et la caravane passe...


Cadéroussel
  Vu, apprécié, regretté 2007-08-29 21:50  
L'occupation, c'était, comment dire ; un éclat au milieu d'une trêve créative, un ressurgissement dans une mare bourbeuse, un rapide remous d'émotions, une audace terrassée par une répression pointilleuse et des journaux gratuits traitant tout comme un fait divers.

Mais avant c'était une porte qui s'ouvre soudain sur une trentaine de cagoules accueillantes, des barricades à construire avec la pression de l'assaut, du vide à remplir en fin de compte - commercial ou pas on s'en est un peu foutu - le rêve c'était cette toile vierge qui venait d'être conquise et qui commençait à prendre des couleurs...

L'important est que cette pulsion insolente, le rouge et le noir au fenêtres d'une ex-banque, la stupeur des policiers et bourgeois médusés dans "leur" rue à 10h du matin, le petit coup d'épingle juste derrière les précieux acquis de la campagne anti-squat de Monsieur le procureur, fut certes une courte revanche en face des pertes... MAIS !

Mais, n'oublions jamais tout ce que les évenements de ce genre nous apprennent. Quand des blindés renversent le projet d'un lieu culturel, communautaire, libre (je dis bien libre de loyer et de sarcasmes moribonds) ; et bien quand des chars attaquent une crèche sous prétexte de défendre cette sainte propriété...

On sait de quel coté se placer.

Merci

Dare