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demande d’autorisation pour la manif contre le fascisme |
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Theme(s)
Antifascisme -
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22-07-2005 23:09
Auteur : antifasciste supra régional
:: : http://www.antifanetzwerk.tk/
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La demande d’autorisation pour une manifestation contre le fascisme le 1er août 2005 à Lucerne (rassemblement à 13h30 à la Theaterplatz) a été déposée ces derniers jours aux autorités lucernoise. |
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L’alliance pour une Brunnen multicolore en accord avec le réseau antifasciste supra régional.
Communiqué : demande d’autorisation pour une manifestation contre le fascisme le 1er août 2005 à Lucerne.
La demande d’autorisation pour une manifestation contre le fascisme le 1er août 2005 à Lucerne (rassemblement à 13h30 à la Theaterplatz) a été déposée ces derniers jours aux autorités lucernoise.
Le trajet de la manifestation : Theaterplatz (rassemblement)-Bahnhofstrasse-Seebrücke-Schweizerhofquai-Löwenstrasse-Löwenplatz-Zürichstrasse-Museumsplatz-Hertensteinstrasse-Falkenplatz-Weggisgasse- Hirschenplaatz-Rössligasse-Mühlenplatz-St.Karliquai-Geissmattbrücke-Gütschstrasse-Baselstrasse-Kasernenplatz-Hirschengraben-Hallwilerweg-Pilatusplatz-Pilatusstrasse-Bahnhofplatz (fin de la manifestation).
Les autorités lucernoises avaient menacé d’étouffé dans l’œuf toutes manifestations non - autorisées. Cela aurait été disproportionné et aurait constitué une entrave évidente aux droits fondamentaux. En considérant que le 1er août de l’année passée une manifestation non - autorisée contre les menées nazies et contre les politiques populistes s’est déroulé comme prévu sans incident et sans présence policière visible, cette menace était d’autant plus incompréhensible et diamétralement contradictoire avec le prétexte invoqué de maintenir l’ordre public.
Nous dénonçons cette attitude réductrice quant à nos libertés fondamentales, ainsi que la tentative de mettre celles et ceux qui veulent protester contre le fascisme sur le même plan que les groupuscules d’extrême droite. S’opposer au fascisme est un droit, qui ne doit fondamentalement pas être soumis à une autorisation.
Dès lors si l’alliance pour une Brunnen multicolore, en accord avec le réseau antifasciste supra régional, demande tout de même une autorisation dans l’intérêt de la chose, elle ose espérer qu’elle sera non seulement accordée mais aussi qu’elle ne sera pas liée à des conditions qui empêchent une manifestation forte et visible.
Nous ne voulons pas de provocation est attendons la même chose des autorités et de la police.
Pour la liberté et la vie ne laissons aucune chance aux nazis !
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Le Grütli, prairie de récupération |
2005-07-23 01:53 |
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Le Grütli, prairie de récupération
1er Août Célébrations. Christoph Blocher, Samuel Schmid et les néonazis foulent la colline uranaise. Les autorités schwytzoises et uranaises estiment ne pouvoir interdire à personne l’accès à la prairie. Elles précisent que le PNOS et leurs sympathisants viennent au Grütli en visiteurs.
philippe rodrik/zurich Publié le 22 juillet 2005 L’an dernier, plus de 400 membres du PNOS, le parti d’extrême droite se sont rassemblés surla plaine du Grütli, sans susciter la moindre enquête préliminaire. Rebelote cette année?/keystone L’an dernier, plus de 400 membres du PNOS, le parti d’extrême droite se sont rassemblés surla plaine du Grütli, sans susciter la moindre enquête préliminaire. Rebelote cette année?/keystone
» L'histoire du Grütli et de ses symboles est marquée par de grands moments de récupération. Aujourd'hui, la prairie des trois Suisses et son mythe sont utilisés à toutes les sauces: défendre l'achat d'avions de chasse, combattre les antimilitaristes, raviver les craintes vis-à-vis de l'Union européenne, calomnier les juifs ou même afficher son admiration pour Adolf Hitler.
Le Grütli peut servir à tout et n'importe quoi: défendre l'achat d'avions de chasse, combattre les antimilitaristes, raviver les craintes vis-à-vis de l'Union européenne, calomnier les juifs ou même afficher son admiration pour Adolf Hitler. Cette variété des genres prouve la vivacité des symboles liés à la prairie uranaise. Dans le pire des cas, elle confirme aussi une indifférence inquiétante. Ainsi, entre le 25 juillet et le 1er août, Christoph Blocher, Samuel Schmid et des centaines de néonazis fouleront le berceau de la Confédération helvétique.
«Allons sur la sainte prairie du Grütli le 1er Août, le jour où tous les patriotes s'unissent pour le sang, la terre, le peuple et le pays!» En ces termes évocateurs, sur le Net, le parti d'extrême droite PNOS (Partei National Orientierter Schweizer) tente de mobiliser un maximum de fidèles depuis le début du mois. L'an dernier, plus de 400 d'entre eux se sont rassemblés sur le fameux site.
Berne se tait
Associant charme et inconscience, des jeunes femmes paradaient avec des tee-shirts moulants, marqués du chiffre 88. En se référant deux fois à la huitième lettre de l'alphabet, les donzelles rendaient ostensiblement hommage à Adolf Hitler. Muni d'un mégaphone, un orateur prêtait les pires intentions aux hauts fonctionnaires juifs de l'administration Bush. Dans l'exaltation, des centaines de bras droits se tendaient.
Tout ce petit monde a agi sous les yeux de centaines de policiers. Les prises de vue et de son se sont multipliées. Mais rien! Pas une dénonciation. Pas la moindre enquête préliminaire. Et cette année, ça recommencera. Le 1er Août, dès 15 h 30, 800 «crânes nus» devraient huer le président de la Confédération, Samuel Schmid (lire encadré).
Les autorités schwytzoises et uranaises estiment ne pouvoir interdire à personne l'accès à la prairie. Elles précisent que le PNOS et leurs sympathisants viennent au Grütli en visiteurs. Une autorisation de manifester ne serait dès lors plus nécessaire. Fédéralisme oblige, Berne se tait.
Un 25 juillet mémorable
Dans cette insouciance proprement sidérante, le 1er Août 2005 sera précédé d'un 25 juillet mémorable. Le 65e anniversaire du rapport du Grütli du général Guisan sera animé par des organisations à la fibre très nationaliste (Action service actif, Identité suisse, Pro Libertate, Pro Tell). Elles ont invité le conseiller fédéral Christoph Blocher sur la prairie. Collégialité ou non, le magistrat démocrate du centre saura attiser les craintes liées à la libre circulation des personnes, en jonglant avec les grandes leçons du passé. Le Zurichois risque aussi de susciter des tempêtes d'applaudissements en attaquant les réformes de l'armée promues par son camarade Samuel Schmid. L'histoire du Grütli et de ses symboles est ainsi marquée par de grands moments de récupération. En 1960, le conseiller fédéral Paul Chaudet y a défendu l'achat de Mirage.
Vingt ans plus tard, Georges-André Chevallaz a affirmé la nécessité d'une armée forte et autonome. Le 1er septembre 1989, Jean-Pascal Delamuraz célébrait le 50e anniversaire de la Mob et commençait la campagne contre l'initiative «Pour une Suisse sans armée». |
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24heures
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| Web:
http://www.24heures.ch
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