| Web: https://deepgreenresistance.org/fr/
La décence, chèr-e-e Blanc-he-s…
  Theme(s) Antifascisme - Féminisme / Genre / Queer - Répression -  
  30-01-2017 14:59
Auteur : Wu zetian
 
 
  Je n’ai pas besoin que l’on m’explique l’esclavage, je suis afro-descendante, mes ancêtres étaient de esclaves et j’ai pris la peine de me renseigner sur le sujet parce que je me sens concernée.
 
     
 
Faire une digression sur le sujet en pointant que dans d’autres cultures, l’esclavage a existé sans même se décentrer de notre vision occidentale ( oui il y a une différence entre prisonnier de guerre/ personne payant ses dettes / personne considéré comme un objet pouvant rapporter de l’argent, ce sont les 3 statuts globaux de l’esclavage et non l’esclavage n’est pas inhérent à l’humanité, il existait et existe des cultures où il n’y a pas d’esclavages.), comme si ça aller effacer l’horreur de la traite négrière par des argumentations à base » c’est manichéen », c’est raciste, encore plus lorsque c’est en utilisant l’esclavagisme chez les arabes ou chez les juifs, c’est du notallwhite servi sur du racisme anti-arabe ou de l’antisémitisme. ça n’efface rien du tout, et vous essayez juste de vous déculpabiliser. Je vous renvoie à l’article qui va être publier prochainement » pourquoi votre argument de l’esclavage irlandais est merdique », qui approfondira cette énième tentative immonde de minimiser la traite négrière.

Et pour mettre les choses au clair : la traite négrière n’était pas motivé par le racisme. Mais par l’appât du gain ( ne pas payer des gens pour faire le sale boulot, quoi de plus rentable ?), c’est du capitalisme.

Tout-e personne faisant cette digression verra son commentaire supprimé. Ne nous faites pas perdre notre temps, et le votre par la même occasion.

Avant toute chose, je mets une définition claire et nette de ce qu’est le racisme : le racisme est une oppression institutionnelle et systémique subie par les racisé-e-s. Elle est le résultat de l’esclavage et de la colonisation, d’une domination économique, culturelle et politique où les blancs sont privilégiés. (Les fervents défenseurs du racisme anti-blanc go cry away, où je me délecterai de vos larmes). Il n’y a pas de racisme individuel qui pourrait justifier le « racisme anti-blanc ».

La posture d’allié-e si décriée, est pourtant utile. Diffuser la parole des concerné-es est le plus long, le plus difficile et pourtant l’essentiel du travail. Oui, mais voilà : ça ne se résume pas qu’à ça. Et quand il s’agit d’être allié-e pour lutter contre le racisme… il y a du travail. Je vais donc, dans un premier temps, faire un rappel de ce qu’est le rôle de l’allié-e que j’illustrerai avec des exemples, vécus. Cet article sera publié en plusieurs parties. Voici la première.

Rappel : un-e allié-e est une personne non-concernée par une discrimination qui soutient les concerné-e-s dans leur lutte contre cette discrimination.

La question est donc comment être un-e bon-ne allié-e quand il s’agit de racisme ?

Accrochez-vous (ça ne va pas être agréable, beaucoup ont un ego fragile). Je vais donc lister ce qu’il ne faut SURTOUT pas faire et qui est pourtant le plus répandu.

Le « parler petit nègre »

(J’ai repris le terme utilisé par Frantz Fanon, faute de trouver mieux.)

Le « parler petit nègre » caractérise ces manières méprisantes, oppressives et condescendantes que vous avez lorsque vous vous adressez à nous. Les mécaniques oppressives citées après sont à y inclure. La psychophobie latente dont nous pouvons être accusé (« faire des fixettes », être « obsédé-e » par le racisme… c’est validiste.) quand nous parlons de racisme. Refuser de nous croire quand nous disons que telle personne est raciste. Comme si nous avions besoin de vos validations. Ne pas prendre en compte nos vécus sur ce sujet, pour couiner sur notre violence (Un mythe répandu colonialiste : « les indigènes, ces personnes sauvages et violentes ». C’est le même schéma.). C’est se plaindre de nos emportements, parce que « nous sommes déraisonnables » (implicitement « Aaaah ces racisé-e-s incapables de se contrôler », le bon vieux mythe du colon qui sait mieux que les esclaves ce qu’yels veulent elleux-mêmes, ça vous parle ? C’est la même manière de faire. Honte à vous.).

Venir par pitié ou par culpabilité en nous disant : « Je comprends ta colère mais… » Stop ! Vous ne pouvez pas comprendre ma colère parce que vous ne comprenez pas comment je vis le racisme, alors ne le dites pas. Le « mais » qui est là pour nous recadrer est oppressif. J’y reviendrai plus tard. C’est s’énerver bruyamment des actes racistes visibles (alors que vous n’êtes pas capables de faire votre introspection), en prenant donc encore la place, notre espace de parole sur ces sujets…etc.

« L’appropriation culturelle est un sujet passionnant… » je m’arrête là : Ce qui est un « sujet passionnant », on le vit. Au quotidien. Si c’est pour en discuter comme un scientifique tout-puissant qui se penche sur le sujet du racisme par curiosité malsaine et sans aucune empathie, ce n’est pas la peine, allez voir ailleurs.

Le whitesplaining

Aaaah le whitesplaining. Le plus prévisible, ennuyeux et indécent des procédés. Quelques pistes pour éviter de faire du whitesplaining :

– N’utilisez pas une divergence d’opinion dans un débat entre plusieurs personnes racisé.e.s pour appuyer vos arguments. C’est mesquin et fallacieux. Nous ne sommes pas un groupe avec un avis unanime. C’est nier nos identités, nos parcours, nos individualités. C’est oppressif donc raciste (le racisme n’a pas besoin d’être « conscient », et la plupart du temps ne l’est pas).

Exemple : « Xxxx, merci ! Enfin quelqu’un qui comprend la différence entre racisme institutionnel et racisme individuel »

Il n’y a pas de racisme individuel qui justifierait le mythe du « racisme anti-blanc ».
La « caution racisée » pour appuyer vos arguments, c’est raciste. Vous n’avez pas à utiliser l’avis d’un-e concerné-e à votre avantage. Jamais. C’est oppressif et fallacieux. C’est raciste. Je vais plus le développer.

La caution « antiraciste » : on connaît tous les « je ne suis pas raciste, j’ai un ami arabe/noir » ou « mais Xxx qui est noir/arabe/asiatique, il ne dit pas ça ». Utiliser la parole d’un-e concerné-e pour vous conforter dans vos opinions c’est oppressif. Si vous avez un minimum de considération, comprenez que nous ne sommes pas toujours d’accord entre nous, mais ça ne vous donne pas le droit de nous utiliser pour vous conforter dans votre place de privilégié-e. Cependant, cette technique peut être utilisée de manière plus vicieuse.

Exemple : Suite à une discussion sur le white-passing (personne racisée, probablement métisse qui a l’air physiquement d’un-e blan-che, lui conférant des privilèges. Cependant, yel n’échappe pas au racisme), une personne concernée explique que le rôle des personnes en white-passing est de relayer la parole des personnes racisées ne l’étant pas. Quelques jours plus tard, une raciste utilise cet “argument“ pour clôre une remarque juste à propos du terme « racisée ». Pourquoi est-ce problématique ? Mise en hiérarchie de qui est la mieux placée par une dominante. C’est oppressif. Ce n’est pas à vous, les blanc-hes, de départager les débats. Ce n’est pas à vous de distribuer les points et de décider qui est la mieux placée pour parler. Détourner une parole de son sens originel, c’est le mécanisme de la caution : diviser en profitant de notre diversité pour nous la reprocher. Dois-je préciser que ça pue ? Je préfère le dire, c’est à croire que beaucoup ne connaissent pas la décence. Le racisme nous aliène tou-te-s. Il arrive donc que des personnes concernées ne soient pas déconstruites et appuient des propos racistes. Il arrive aussi que des personnes ne puissent pas ou choisissent de ne pas se déconstruire, c’est leur choix. Mais si une autre concernée vous le reproche et que vous êtes appuyé par des personnes racisées ça ne signifie pas que vous êtes exempt de remise en question. La masse qui adhère à vos propos n’est pas un argument.

– Ne parlez pas à la place des concerné-e-s. Juste non.

Exemple : « xxxx, au vu de ce que tu as fait, yyy est mieux placé pour venir en parler »

Mise en hiérarchie de qui est la mieux placé-e par un-e dominant-e. C’est oppressif et fallacieux. Et c’est une attitude de colon, ces personnes qui savent tout mieux que tout le monde.

Vous n’avez pas à distribuer les points, ni à décider de qui est le mieux placé pour parler, pour s’énerver.

Les White tears

(Est-ce que quelqu’un voudrait penser aux blancs, s’il vous plaît ?)

Les white tears : monopoliser l’espace quand il s’agit d’aborder le racisme pour… pleurer sur sa condition de blanc. Un autre incontournable.

Exemple : Suite à plusieurs commentaires racistes : « Ça ne sert à rien, on a beau s’excuser, ça ne vous conviendra jamais ». Si on vous dit que ça ne convient pas, c’est que l’interlocuteur voit votre mauvaise foi. Ne nous prenez pas pour des idiot-e-s. Le racisme est un sujet important, ce n’est pas un sujet sur lequel vous avez le droit d’être léger, surtout pour s’excuser. Votre ego de blanc-he n’est pas le plus important, alors que nos ressentis face à vos propos racistes, vous n’en avez rien à faire. La réciprocité, voyez-vous.

Comment s’excuser ?

On présente ses excuses. Réellement. Et rapidement. Le faire de mauvaise grâce se verra. Et donc ne sera pas pris comme des excuses sincères.
On ne se dédouane pas derrière avec des justifications pour au final… ne pas s’excuser. -> À bannir « je m’excuse mais.. ».

On ne formule pas de manière à insinuer que c’est la faute de l’interlocuteur. Ce n’est pas s’excuser. -> À bannir « je m’excuse si… ».
On prend réellement en compte le ressenti de l’interlocuteur. Oui, c’est possible !

Autre exemple : Suite à une explication sur pourquoi le racisme anti-blanc n’existe pas, un long commentaire où une personne racisée détaille chaque acte discriminant qu’elle subit. La réponse de l’interlocutrice blanche ? « C’est raciste de parler de “babtou“ (qui désigne tout simplement les blancs), c’est faire le jeu du FN. » Une personne vient de vous décrire son quotidien, et celui-ci est difficile. Rangez votre égo, nous haïssons (et nous essayons de le changer) le système. Pas vous particulièrement, même s’il faut reconnaître la contribution individuelle de chacun dans celui-ci. De plus « c’est faire le jeu du FN », c’est du chantage. Big news : Ce n’est pas vous qui décider des modalités. Si « un allié » préfère se vexer à ce terme plutôt que de se remettre en question, on s’en passe allègrement.

Le chantage

Quelques exemples typiques pour mieux comprendre :

« Je suis cultivé-e, j’ai lu Frantz Fanon donc je comprends mais si vous refusez d’admettre avec d’autres que le racisme anti-blanc n’existe pas, yels iront voir le FN… »
(Soupir)

Chèr-es blanc-hes. Arrêtez de nous dire comment mener nos luttes. Nous ne sommes pas à votre service. Nous savons quoi faire, nous sommes grand-e-s. Vous est-il arrivé de penser que ce genre de remarque, on les a entendu, lu 100 00 000 fois ? Non ? Maintenant, vous le savez. Et vous arrêtez.

Phrase du troll typique :

« Je suis d’accord mais (pour dire en fait qu’yel n’est pas d’accord) ».
–> Si vous n’êtes pas d’accord dites-le directement. Nous n’avons pas de temps à perdre avec votre hypocrisie stylistique. Parce que ça ne tourne pas autour de vous, vous savez ?

Si ces personnes préfèrent aller voter FN que de se remettre en question ce n’est pas une grande perte, ce n’est que mon avis.
Edit : la petite touche de classisme “j’ai lu Fanon“ me fait doucement rire. Y’a pas que lui comme référence, le saviez-vous ? Les sœurs Nardal, qui ont créé l’intersectionnalité et ont participé au mouvement de la négritude, on les a oubliées, je me demande bien pourquoi…

« Soyez pédagogues ! Au lieu d’être agressives ! Vous verrez que plus de monde adhérera. »
La pédagogie, c’est quoi ? Une personne en position de domination par des connaissances théoriques qu’elle diffuse. Mais.. Nous ne sommes pas en position de domination. Il s’agit de nos vécus. Énorme différence. Prenez le temps d’écouter, ça peut être intéressant, la modestie, l’ouverture d’esprit et l’empathie.

Encore une fois : Vous n’avez pas à nous dire comment faire. Ça ne se fera pas à vos modalités. Puisque vous n’êtes pas concerné-es. C’est tout.

Puisqu’il s’agit de nos vécus, bien sûr que nous pouvons être sensibles. Nous avons autant le droit que vous d’être faillibles, d’être des êtres émotionnels. En disant ça vous nous niez ce droit, celui d’être humain. On est là pour changer les choses. Pas pour vous faire de la lèche. Le privilège de ne pas être atteint par cette discrimination, vous permet de rester calmes. Quand il s’agit de racisme, ce n’est pas notre cas. Nous avons chacun-e nos limites, nos caractères. Mais n’attendez pas de nous de tendre l’autre joue.

Nous ne sommes pas vos parents. Il y a pleins de ressources sur Internet grâce au travail de la part de concerné-es, recherche qui nous est essentielle et qui vous prémâche tout le boulot. Vous pouvez vous renseigner par vos propres moyens. Et en demandant correctement, pas quand on est énervé-e-s…

Nous ne sommes pas là « pour donner envie »…ce n’est pas du marketing, vous n’êtes pas en position de négocier, vous n’êtes pas touchés par le racisme.

« Vous restez en non-mixité ? Mais c’est communautariste ! Comment voulez-vous qu’on s’y intéresse ? »
Chèr-e-s blanch-e-s : les premiers communautaristes…c’est vous. Dans les médias français, combien de journalistes racisé-es par rapport au nombre total de journaliste ?

Combien de films avec des protagonistes racisé-e-s par rapport au nombre de protagonistes sur le nombre de films qui sortent tout court ?

Combien de mannequins racisé-e-s publiés par rapport au nombre de mannequins publié au total ? (et je peux continuer ainsi très longtemps)

Comment expliquer qu’étrangement plus la classe sociale est aisée, moins il y a de personnes racisé-e-s dans cette classe ?

Combien de fois le racisme est-il abordé comme thématique (toujours à notre désavantage, qui plus est) ?

Vous savez la réponse. Il y a une écrasante majorité de représentation pour les blancs. Les plus aisés sont les blancs, parce que privilégiés. (Je ne nie pas qu’on puisse être blanc et pauvre. Je précise qu’il y a plus de pauvres racisé-e-s que de pauvres blancs. Étrangement. Quelle coïncidence !)
Communautariste, dites-vous ? Je vous retourne le compliment.

Encore une fois : ne nous dites pas quoi faire.

« Dans chaque lutte, les allié-es sont nécessaires »

Ça peut-être un avantage, mais ce n’est pas nécessaire.
Ça induit une mécanique fallacieuse où l’on devrait accepter les plus médiocres, parce qu’yels sont “nécessaires“. Or, nous n’avons pas non plus envie de subir une énième fois des agressions dans un espace où yels s’estimaient relativement bien, parce que vous vous estimez essentiels alors que vous ne voulez pas vous remettre en question. On peut s’en passer aisément.

Le Tone Policing

« T’es agressive ! »
« Pourquoi être si violente, c’est dommage.. »
« J’aime beaucoup te suivre, mais tu es très dure dans ta façon de t’exprimer.. »

Un incontournable. Le plus courant même. J’explique : le tone policing (police du ton en français) c’est donc reprocher à quelqu’un sa manière de s’exprimer pour annuler tous les arguments qu’yel a expliqué avant, ou pire, expliquer quand et comment une personne concernée doit s’énerver au nom du « pacifisme », ou d’une espèce de chantage où l’interlocuteur de mauvaise foi, ne prend pas en compte les arguments d’une personne à cause de son ton.

Le problème ? C’est que le fond vaut au moins autant que la forme, pour un propos. Dénigrer le fond parce que la forme ne vous “convient“ pas, c’est un caprice. La non-violence c’est aussi ne pas provoquer les concernées (les personnes qui s’expriment maladroitement sont donc pas visées). Il y a plusieurs degrés de violence, notamment la violence insidieuse et la violence clairement posée. S’étonner de voir quelqu’un s’énerver alors que vous l’avez cherché…c’est se foutre du monde. Ne pas chercher la base du problème pour pleurer sur les conséquences, c’est facile, trop facile. Oui nous nous énervons, à des moments différents, pas de la même manière, certain-es ont plus de tact, d’autres non, et d’autres ont plus ou moins de patience, c’est comme ça. Nous n’avons pas à être “parfait-e-s“. Parce que nous sommes humaines (Oui c’est redondant, mais y’en a qui comprennent pas ça). C’est notre droit autant que le vôtre de s’énerver, d’en avoir marre, de ne pas vouloir expliquer… Respectez-le, vous qui êtes si prompts à nous le reprocher et à l’utiliser comme argument pour vous défendre ensuite (comment dit-on déjà ? l’hôpital qui se fout de la charité). À aucun moment vous n’êtes les mieux placés pour nous dire quand et comment s’énerver. Aucun. Se permettre ça, c’est oppressif. La remise en question n’a jamais signifié vous caresser dans le sens du poil.

NB : Arrêtez d’utiliser MLK pour l’opposer à Malcom X et nous silencier. Idem pour Césaire et Frantz Fanon. Pour votre culture personnelle je vous invite à lire « Why we can’t wait » de MLK. Les deux premiers cités ont été amis vous savez ? Les injonctions au pacifisme alors que les grands leaders du pacifisme ont tous été assassinés, autrement dit rattrapés par la violence, c’est une vaste blague. Le pacifisme ne fonctionne que si toutes les parties respectent cette manière de faire. Dans une société basée sur la violence, j’ai un énorme doute sur son efficacité. Et de toute façon, vous n’avez pas à nous dire comment mener nos luttes. Nous ne cherchons pas une validation de votre part.

pour illustrer, je conclus ce paragraphe avec une citation de Malcom X :

traduction :

» Q : êtes-vous d’accord avec la politique de non-violence de MLK ?

Malcom X : Je ne crois en aucune forme de non-violence. Je crois qu’il est possible d’être non-violent avec des personnes non-violentes. Mais lorsque vous avez affaire à des ennemi-e-s qui ne connaisse pas la non-violence, en ce qui me concerne, je pense que vous perdez votre temps »

Les derailings

Faire des derailings : synonyme français : digression, faire un hors-sujet par rapport au sujet initial, qui est de dénoncer un mécanisme raciste, est indécent. C’est le mot.

Par l’un des procédés cité plus haut, ou reprendre un argument fallacieux cité par une précédente personne.

En philosophant sur un problème réel. Ça ne montre pas que vous ayez de l’intérêt à la chose, ce n’est pas respectueux… bref. Ne le faites pas.

En comparant le racisme avec d’autres oppressions, en essayant de le mettre sur le même plan que le racisme…non. Chaque discrimination a ses propres mécaniques, et donc par essence, différemment subie. Ce n’est pas pareil.

Exemple : à propos de l’appropriation culturelle, un long commentaire de white tears, l’auteure se targuant d’être oppressée par le fait qu’elle est teufeuse. S’en suit une remarque raciste. Débat sur cette remarque. Le dérailing : « Mais peut-on être discriminé par un choix de vie ? ». Ce n’est pas le sujet. Sur un sujet aussi grave, que nous subissons réellement, faire ça…ce n’est pas montrer qu’on prend en compte la souffrance de l’autre. Ce n’est pas montrer une attention à nos peines. C’est irrespectueux.

La maladresse

« Ce n’est qu’une erreur… »
« Ça arrive à tout le monde de merder. Vous êtes parfaits, vous, peut-être ? »
« Elle a merdé, elle s’est excusé, que demander de plus ? »

Comment minimiser l’impact d’un acte ou d’un propos raciste en une phrase. Pourquoi ne faut-il pas le faire ? Parce que vous niez les ressentis des concernés. Parce que le racisme n’est pas une maladresse, c’est la preuve que vous n’êtes pas déconstruit. Assortie de cette phrase en guise de défense, cela montre qu’en plus vous ne voulez pas vous remettre en question. Pendant que vous vous vexez, vous ne participez pas à l’amélioration de nos quotidiens faits de micro-agressions de ce genre. Vous n’êtes donc pas un allié-e avec cette attitude. Vous êtes-vous posé la question des conséquences que ça peut avoir sur notre moral, votre déni, votre agressivité condescendante ? Pensez-y maintenant. De plus, s’excuser et reconnaître ses torts, ce n’est pas se rabaisser contrairement à ce que plusieurs peuvent croire. Se remettre en question, c’est aussi une question d’humilité. La petite culpabilisation du « Que demandez-vous de plus ? » illustre le fait que ça vous arrache un membre de devoir faire cette remise en question… Respirez, décentrez-vous, vous n’êtes pas concerné-e-s et le « moi je », ça n’est pas productif. Quant à « Vous êtes parfaits, vous, peut-être ? » même schéma, avec l’argument fallacieux qu’il faut être indulgent parce que faillibles. Vous n’acceptez pas qu’on le soit, mais vous utilisez ce fait à votre avantage. Mauvaise foi, j’écris ton nom…

L’ethnocentrisme

Juger un sujet avec son avis d’occidental, en oubliant les particularités culturelles des autres pays. Gros sujet aussi. Nous, occidentaux, nous pensons nous-mêmes « plus évolués » que les autres. Fatalement, on se permet de faire la leçon aux autres alors que la réalité ne correspond pas à nos préjugés et que nous ne sommes pas les mieux placés pour venir faire la morale… C’est l’ethnocentrisme.

Sauf que. Les historiens et nous-mêmes avons la mémoire courte, du moins on ne nous fait apprendre que le plus reluisant, de manière mensongère. Avant de critiquer les discriminations des autres pays, il me semble opportun que l’on parle de notre propre système discriminatoire. Autrement dit, de balayer devant notre porte.

L’injonction à l’exemplarité

L’injonction à l’exemplarité consiste à nous demander, à nous, d’être exemplaires, de ne pas nous énerver… C’est une mécanique pour silencier les concerné-e-s. Sauf que… nous ne vous devons rien. Nous avons le droit autant que vous d’être énervés surtout sur un sujet qui nous concerne et pas vous. Nous sommes autant faillibles que vous, parce que nous sommes aussi des êtres humains. C’est nous-mêmes qui décidons. On ne va pas vous remercier mille ans d’être allié-e-s, c’est votre choix. Un progrès sera fait quand on arrêtera de nous sommer de nous comporter mieux que vous afin que vous adhériez à nos luttes. Ce n’est pas un plan marketing, la lutte contre le racisme. Nous ne vous sommes tributaires en rien (oui je suis redondante, mais c’est quelque chose qui est difficile à assimiler, de ce que j’ai vu). Le fait que l’on soit en mesure de vous répondre vous gêne, parce que ça signifie que vous n’avez pas de prise…et qu’il va falloir vous déconstruire. La mauvaise foi, tout ça, quoi.

Le colorblind

« Mais au fond nous ne sommes qu’une seule race ».
C’est biologiquement faux. ESPÈCE Humaine. Retenez-le. À vie.

« Mais pourquoi se préoccuper des races ? C’est raciste ! »
Faux. Profondément faux. En parler en tant que facteur discriminant est un premier pas pour déconstruire.

« Je ne me sens ni blanc ni noir… »–> Privilège de blanc.
« J’aime pas les catégorisations… »
–> J’y viens en dessous.

Les phrases ci-dessus ont le point commun de nier le problème du racisme. Pourquoi ? Choisir de ne pas y faire attention c’est un privilège de blanc. Parce que les personnes racisées, yels, seront catégorisées d’office, et continuellement. De manière insidieuse ou évidente, qu’importe. Il y a d’abord les questions, les remarques mal placées « Tu viens d’où ? Non, je veux dire, vraiment tu viens d’où ? » / « Vous êtes nombreux chez vous ? / Les femmes sont toutes voilées chez vous ! / T’te façon vous êtes tous des voleurs dans ce pays. / Fais l’accent antillais/africain pour voir ? » Et j’en passe. Rien qu’avec ces exemples, la catégorisation est faite. Le « Tu viens d’où ? » indique clairement que vous ne pouvez pas habiter ici, en pays “civilisé“, personne noir/arabe/latino/asiatique que vous êtes. Puis viennent les blagues racistes. L’impossibilité de se reconnaître dans les canons de beauté actuels. Les gens qui se méprendront sur vos fonctions, votre statut. Etc. Il ne s’agit pas de le faire à l’échelle individuelle. Simplement de se rendre compte des rouages de ce système qu’est le racisme. De le nommer pour en parler. Pour faire évoluer les choses. Mettre des mots sur des événements est important, ça permet d’exprimer ce que l’on ressent, vous savez ? C’est pareil. Nier et bloquer sur ce mot c’est refuser d’en parler et d’être utile, donc. Il ne s’agit pas de catégorisation gratuite. C’est par nécessité des concernées que ça existe, et c’est fait par elleux. De plus, c’est le système raciste (et surtout allié-es en carton) qui fait cette catégorisation. Nous le reprocher à nous, c’est l’hôpital qui se fout de la charité.

Not all Whites (pas tou-tes les blanc-hes) !

Même procédé que le « not all men », quand le racisme est abordé, un-e blanc-he vient ramener sa fraise et lâcher le pléonasme universel « pas tous les blancs ! ».

On le sait.
On parle d’attitude. Donc il n’y a pas de généralisation gratuite. (Puis vous le faites bien non ?)
Vous faites partie de ce système raciste et vous en bénéficiez… Alors oui, tous les blancs sont racistes, vous êtes les dominants. Les racisé-e-s l’assimilent, ce sont les oppressé-e-s. Point barre.
Vous pouvez aussi mettre votre ego de côté deux secondes…vous n’êtes pas le centre du monde.

La déconstruction : admettre & écouter

Face à tous ces propos vomitifs, que faire ? Se déconstruire. Comment ? En commençant par admettre. Admettre que les mécanismes cités plus haut ne sont pas dû au hasard.

« Les blancs s’estiment supérieurs aux noirs » disait Frantz Fanon dans “Peau noire, masques blancs“. C’est toujours le cas aujourd’hui, pas par essence ( alors on arrête de pleurer), mais bien par acquis. On nous apprend à estimer que les blancs sont supérieurs. Et fatalement, vous vous estimez aptes à parler de sujets dont vous ne connaissez rien. Ce qui sont des “sujets intéressants“ pour vous, pour nous, c’est nos vies. Il faut le prendre en compte. En expliquant une oppression à laquelle vous n’êtes pas confrontés par exemple, implicitement vous exercez une domination, vous prenez l’espace de parole qui nous revient pour ces sujets. Ce genre d’attitude résume pourquoi la non-mixité est nécessaire. On peut se passer de vous. Sachez-le, vraiment. Souvenez-vous : ne pas monopoliser l’espace. Si vous n’êtes pas concerné-e-s, dans le doute, taisez-vous, c’est le mieux. Évidemment, s’il y a question, il y aura réponse (si la personne veut). Mais ne parlez pas à notre place. Ne nous dites pas quoi faire. Ni comment faire. Remettez-vous en question, avant d’aller pointer le problème chez les autres. Ne défendez pas vos potes racistes. Yels sont assez grands pour se mettre dans la merde, yels sont assez grands pour s’en dépatouiller. Arrêtez le chipotage sur un terme, pour découvrir que vous n’avez rien compris… dites-le directement. On n’a pas de temps pour le chipotage sur des mots qui vous gênent, ces termes-là nous conviennent, ils sont là pour NOUS aider. Tout est une question d’attitude, il est tout à fait possible de recadrer, d’expliquer aux autres personnes non-concerné-e-s, ce qui est problématique lorsqu’il y a propos oppressifs. Mais il ne faut pas arbitrer la discussion. Il ne faut pas s’approprier la lutte des concerné-e-s. L’enjeu de l’attitude est là.

Non, ce n’est pas « se rabaisser » que de faire ça. C’est juste un peu de modestie, pour montrer que vous savez ce que d’autres endurent à propos de racisme. Si vous estimez que c’est “rabaissant“, imaginez ce que ça fait d’être continuellement prise pour plus bête que je ne le suis. Par vous !

Vous êtes chef d’un mouvement intersectionnel dans la vie réelle ou sur des réseaux sociaux, des forums ?

Remettez-vous en question à double titre ! Vous êtes un exemple pour les participant-es…ça a son importance. Si vous vous relâchez, les gens le feront aussi.

Non, je ne déteste pas les blanc-he-s (malgré les délicieux commentaires de whites tears, vous avez faux, encore faut-il que vous ayez pris la peine de lire l’article en entier ߘ). Je déteste ce système. Alors arrêtons de tourner en rond voulez-vous ?

Autre chose : Cela devrait être normal de ne pas être raciste, donc n’espérez pas des cookies, des encouragements…c’est la même attitude que les pro-féministes, celle dont vous vous plaignez, vous savez ?

Bonus : Florilège des formulations à arrêter d’office

Un petit bingo, juste comme ça.

« Attention je ne nie absolument pas que ce soit discriminant mais (le nie dans la suite) »
– > Si tu sais que tu vas être accusé de le faire, c’est peut-être parce que ça l’est… Simple suggestion.

« Bien sûr que l’islamophobie c’est nul, mais comment rire des pays comme l’Arabie saoudite où la femme n’a pas de droits ? »
–> Plus sérieusement, l’ethnocentrisme du colon « C’est mieux chez moi heiiin ! Je vais faire la leçon aux autres pays, tiens. » … non. Les concerné-es sont les plus à mêmes de le faire, puisqu’yels le vivent.

« Dire que je suis raciste c’est insultant »
–> Non. Être raciste, c’est avoir des propos oppressifs. Ni plus, ni moins. Tant mieux que vous culpabilisiez de peur de l’être. Mais ce n’est pas une insulte.

« Tous les arabes/antillais/africains/asiatiques font ça/sont comme ça… »
–> NON. NON. Non. L’Afrique et l’Asie sont des continents. Il y a plusieurs cultures différentes aux Antilles et dans les pays arabes. Arrêtez de généraliser, ça pue.

Suite à une remarque où on lui dit de la fermer car elle n’est pas concernée :

« Moi, dominant-e ? (En random) Je suis trans, NA, grosse, etc… »
Ce n’est pas un concours. Subir le racisme, ça n’est pas “marrant“. C’est ignoble d’utiliser les discriminations que l’on subit pour oppresser d’autres.
Vous restez privilégié quand il s’agit de racisme, parce que vous êtes blanc. Il faut savoir placer les choses dans leur contexte.

« Mais c’est violent de parler de « race », de « racisme »… »
Non en fait…notre société bien-pensante ( colorblind poooower) les a rendus tabou. Mais ce ne sont que des qualificatifs.

Il faut savoir de quoi on parle à un moment donné. Pour résoudre n’importe quel problème il faut savoir de quoi on parle. Parler de “race“ en tant que construction politique et facteur discriminant, ce n’est pas valider l’eugénisme. C’est parler du fait que les blancs sont privilégiés.

« Oui mais ça prend un certain temps de déconstruire, il faut laisser les autres faire des maladresses »

Le racisme n’est pas une maladresse. C’est réel. On le subit ! Considérer des propos racistes comme des « maladresses » c’est minimiser la gravité de l’acte, de la souffrance que ça inflige. Ce n’est pas à vous de juger de la gravité de toute manière. Au mieux, c’est un aveu, de dire ça. Ça prouve que vous n’êtes pas déconstruit et que vous n’avez pas envie. Soyez honnêtes et rejoignez les partis bien gentiment racistes( PS, Front de Gauche…y’a le choix), il y aura de la place pour vous là-bas.

Nous n’avons pas tou-t-es le temps d’attendre. Pendant que vous mettez 150 ans à bien vouloir faire l’effort de comprendre nos vécus, où vous avez merdé, on survit, les autres triment, continuent d’encaisser la violence…ce n’est pas la même chose qu’une simple erreur de mathématiques. Encore une fois, c’est minimiser l’impact que ça a.

« Ce n’est pas ce qu’il a voulu dire, c’est juste une gaffe, en ce moment yel/il/elle a ça, ça, ça, ça, ça comme souci, c’est compliqué pour yel/lui/elle »

Si un propos raciste est pointé, ce n’est pas la peine que vous, blanc-hes, veniez nous expliquer les véritables intentions. Vous n’êtes pas concernés. Taisez-vous, on gère.
Tout le monde a des soucis personnels, un vécu difficile, des traumatismes. Ce n’est pas une excuse pour être oppressif. Ça n’explique rien, d’ailleurs. Juste un relâchement. Et ce n’est pas une preuve qu’on puisse vous faire confiance, en fait.
Être oppressif ce n’est pas juste une maladresse.

« Arrêtez de vous plaindre c’est fini l’esclavage ! »
Je vous invite à vous renseigner sur le néocolonialisme. Celui qui fait qu’Haïti paie une dette pour oser être un pays libre vis-à-vis de la France.

Celui qui a autorisé qu’on répande des produits toxiques hautement cancérigènes, au détriment de la faune et la flore, de la santé des habitants et des personnes travaillant dans les bananeraies en Martinique et en Guadeloupe. (à la Réunion, à contrario)

Celui qui privilégie les békés (descendants des colons) dans les Caraïbes, ces personnes ayant la mainmise sur toutes les ressources, plus les relations avec le gouvernement pour instaurer la vie chère, où chaque produit coûte en moyenne 40% plus cher qu’en Métropole. Où l’on se retrouve obligé de partir étudier, travailler en métropole.

Celui des républiques bananières. Celui qui oublie que la traite négrière existe toujours en Mauritanie. Celui qui invite des habitants d’ex-colonies à venir travailler en France pour ensuite nier à leurs descendants leur identité française. Et la liste est très longue. Donc chut. Vraiment, c’est mieux, surtout pour vous.

« Mais vous ramenez tout au racisme… »

- > Ce n’est pas à vous, blanc-hes de décider si ce sujet est assez abordé ou pas. Faites avec. Vous prenez déjà trop de place sur des sujets qui NOUS concernent, alors vraiment, faut se taire dans ces cas-là. « En parler » ne signifie pas, en parler bien, avec les concerné-e-s.

Liens explicatifs :

Le « racisme anti-blanc » :

 http://negreinverti.wordpress.com/racisme-anti-blanc-ou-mon-cul-sur-la-commode/

Sur le racisme, définition :

 http://msdreydful.wordpress.com/2013/07/25/racisme-definition-politique/

Sur le néocolonialisme :

 http://negreinverti.wordpress.com/oui-la-france-est-encore-un-empire-colonial

Les racistes et leur égo :

 http://msdreydful.wordpress.com/2014/02/25/les-gens-et-le-racisme-un-probleme-dego/

Le refus du privilège blanc :

 http://www.millebabords.org/spip.php?article8087

Le privilège blanc :

 https://msdreydful.wordpress.com/2013/03/29/parlons-privilege-blanc-voulez-vous/

 http://lechodessorcieres.net/la-decence-cher-e-s-blanc-he-s-1ere-partie/

 
     
 
>
 
  > Ajouter un commentaire  
   
> Ajouter une traduction à cet article
> Télécharger l'article au format .PDF
> Envoyer cet article par e-mail
    Culpabilité ??? Et à quel sujet exactement ?… 2017-01-31 05:50    
  « vous essayez juste de vous déculpabiliser ».

Ah bon ??? On doit se sentir coupable AUJOURD’HUI de quoi que ce soit vis-à-vis de l’esclavage ? Les organisateurs du commerce triangulaire étaient extrêmement peu nombreux : des bourgeois commerçants internationaux, quelques nobles dont le roi de France (c’est Louis XIV qui a édicté le Code Noir et instauré la Compagnie des Indes), quelques marins, et le reste de la population n’a jamais de près ou de loin vu un esclave ! Aux dernières nouvelles, c’est la population ouvrière et paysanne française qui a détruit ce système en 1790 CONTRE les classes possédantes de l’époque. Alors de quoi devrait-on se sentir coupable exactement ?

Je dois dire aussi que la définition du racisme donnée par ce texte est profondément restrictive : il n’y a aucun besoin d’« opprimer » pour être raciste, il suffit de penser qu’il y aurait des différences entre les hommes basées sur leurs caractéristiques physiques fondamentales. Autant que je sache, les Nazis CHERCHAIENT ces caractéristiques chez les Juifs, et ils ne se sont pas caractérisés particulièrement par leur oppression des Noirs. Mais ils considéraient clairement les Noirs et les Juifs comme inférieurs et surtout DIFFÉRENTS D’EUX : c’est ça le racisme, et pas « une oppression institutionnelle et systémique subie par les racisé-e-s » qui n’en est qu’une CONSÉQUENCE. La CAUSE est ailleurs.

Donc ce texte est une escroquerie de A à Z, il ne fait que diviser les exploités en races en tentant de nous dire qu’on ne peut rien comprendre au racisme si on n’en est pas victime : c’est totalement faux. La preuve en est ce texte, qui ne comprend même pas ce qu’est l’idée même du racisme. Et pour cause : il la reprend à son compte en nous parlant de « blancs », comme si on était pour quelque chose dans cette caractéristique physique, et comme si ça avait quelque influence que ce soit sur notre pensée !

Mes ancêtres aussi ont certainement été des esclaves, puis des serfs ; est-ce que je sais à quoi ça ressemblait ? Oui, sûrement. Et alors ? Ça donne quels droits ? L’esclavage puis le servage étaient des rapports de production, ils n’ont rien à voir avec une quelconque culpabilité individuelle, tout comme il n’est pas question de reprocher PERSONNELLEMENT à un bourgeois d’exploiter des ouvriers : le système fonctionne comme ça, ce qu’il faut c’est le détruire !

Et c’est bien ce qu’il manque dans ce texte répugnant : une perspective ! Le PIR dont il reprend les idées n’a eu que deux perspectives depuis sa naissance : participer aux élections et attaquer tous ceux qui disent que ses idées sont fondamentalement LES MÊMES que celles qu’il prétend combattre ! C’est ça que l’auteur de ce texte cherche à nous vendre ? La belle affaire ! Moi aussi j’ai une caractérisation pour les « anti-racialistes », mais elle n’est pas de race, elle est de classe : petits-bourgeois nationalistes et électoralistes répugnants !

Le seul mot d’ordre révolutionnaire, c’est : prolétaires de tous les pays, unissez-vous ! Il n’y en a pas d’autre.
 
  Vieux Sympathisant de la GC internationaliste  
    L'éthique des colons... 2017-01-31 11:30    
  Il faut faire un peu attention... Ne pas foutre l'étiquette "MARXISME" sur des propos typiquement hiératiques et sionistes de droite (les livres de Bruckner et Finkielkraut contre la repentance et le sanglot de l'homme blanc)...
Si ce texte est écrit par un français il est partiellement d'actualité vu l'emprise qu'exerce l'impérialisme français sur l'AFRIQUE et le moyen orient, et surtout les pratiques répugnantes des colons français en NOUVELLE CALEDONIE et aux ANTILLES...

Le CHEF de GUERRE du capitalisme français, François HOLLANDE, a dit explicitement que les descendants des esclaves, encore discriminés aujourd'hui, et les kanaks ne seront jamais indemnisés! Je ne suis pas du tout en phase avec ce cynisme néo colonial...

Le P.I.R est le produit de l'histoire et de l'actualité françaises, il commets de nombreuses provocations "ethnocentriques" contre l'ethnocentrisme franchouillard... C'est parfois rigolo, parfois pas, mais ça montre que quelques sociologues et ethnologues utilisent le PIR pour se faire remarquer ou pour se marrer...
 
  Anti-Hollande  
    Sur l'impérialisme français et les « racisés » 2017-02-01 06:15    
  Le véritable problème avec ce texte, c’est qu’il reconnaît très bien la « domination » - qu’est-ce que c’est, exactement ?… - sur les « racisés », mais refuse de reconnaître qu’elle est fondamentalement de même nature que celle de tous les exploités, partout dans le monde !

Le « privilège blanc » et toutes les calembredaines afférentes n’ont d’autre but que de diviser les exploités, et rien d’autre. Du reste, la perspective politique de ce genre de mensonge est plus que floue, et le peu qu’on en a vu, c’est juste de l’électoralisme ! Le PIR s’est présenté aux élections : ça démontre clairement d’une part son appartenance à la bourgeoisie et sa volonté de participer au « partage du gâteau » étatique, d’autre part sa volonté de diviser les exploités - tout seul face à l’isoloir, on ne peut de toute façon pas avoir quelque poids que ce soit ! - et enfin l’absence de toute perspective de destruction des causes du racisme : le système capitaliste, l’exploitation et la concurrence !

Donc, pour reprendre, le texte ci-dessus n’est qu’un tissu de mensonges intéressés distillé par la bourgeoisie pour détruire l’unité et la solidarité des exploités. La seule perspective, c’est l’unité des exploités contre leur exploitation, contre l’Etat et son idéologie, la religion notamment, et contre la démocratie qui ne vise qu’à nous priver de tout pouvoir politique.

Quant à l’argument qui nous parle de l’impérialisme français en Afrique, d’une part il s’agit d’un combat entre puissances impérialistes petites ou grandes - TOUS LES ÉTATS sont impérialistes, du plus petit au plus grand - dans lequel les exploités n’ont pas leur mot à dire, et d’autre part ces brigandages impérialistes ne visent qu’à défendre les intérêts bien compris de la bourgeoisie, et pas du tout ceux du prolétariat ! QUEL RAPPORT ENTRE LES PROLÉTAIRES D'ORIGINE IMMIGRÉE ET L'IMPÉRIALISME FRANÇAIS EN AFRIQUE ? La bourgeoisie de tous les pays cherche à embrigader idéologiquement « ses » prolétaires dans la défense de SES intérêts à elle, quand elle n’embrigade pas directement lesdits prolétaires sous l’uniforme : la proportion de prolétaires issus de l’immigration ou de minorités ethniques dans l’armée française ou américaine, pour ne prendre que ces deux exemples, est bien supérieure à leur poids dans la population totale française ou américaine ! L'idée qu'il y aurait un rapport entre les prolétaires d'origine immigrée et l'impérialisme français en Afrique n'est basé que sur UN élément non-dit : il faudrait que ces mêmes prolétaires défendent l'État de leur pays d'origine, ou leur indépendance nationale, ce qui revient au même (Ah ! Le mythe de la Kanaky libre et indépendante !) ! C'est du nationalisme et rien d'autre.

Donc on arrête de faire croire que les prolétaires seraient responsables de la politique de leurs exploiteurs : c’est absolument faux et de toute façon indémontrable, sauf en venant nous dire qu’on a voté pour eux. Comme si la bourgeoisie avait quoi que ce soit à faire que l’on vote pour l’un ou pour l’autre !… Et comme si TOUTES LES FACTIONS ÉLECTORALISTES n’étaient pas bourgeoises et nationalistes !

Y compris la rédactrice du texte répugnant ci-dessus, soit dit en passant…
 
  VSGCI  
    Chabada... 2017-02-01 15:24    
  Tu racontes n'importe quoi...
1/ les ex colonies françaises sont des réservoirs de main d'œuvre surexploitée pour les colons et la métropole...
2/ La fausse gauche et les syndicats collabos renforcent les divisions et discriminations (laïcisme islamophobe + paternalisme, soutien aux flicage démentiel...).
3/ La classe ouvrière ne se bat pas réellement contre le CAPITAL, vu qu'elle reste sous le contrôle des collabos...

Dans ce contexte les minorités surexploitées et dominées ont raison de s'organiser pour la défense de leurs intérêts immédiats, ce qui d'ailleurs les prépare à participer à la lutte classe contre classe lorsqu'elle existera.
 
  Antivalls  
    aie aie aie 2017-02-02 00:14    
  des victimes du racismes devenant racistes, des victimes du nationalisme devenant nationalisme...comme c'est pitoyable!  
  shea  
    Le Vieux négationniste défend son fonds de commerce 2017-02-02 16:49    
  Comme tous les racistes, il fait semblant de ne rien comprendre au racisme :

Parlons privilège blanc, voulez-vous?

S’il y a une notion qui n’a pas passé les frontières de notre bonne vieille France, c’est bien le privilège blanc. Elle a sûrement pas obtenue de visa, que voulez-vous?


Pas étonnant alors qu’en France, on ne comprenne pas ce qu’est le racisme, et que surtout on ose nous parler de racisme « anti-blanc », ce qui est un véritable oxymore!

Parce que si vous n’avez pas encore compris ce qu’est le racisme, laissez-moi vous simplifier la vie : le racisme, c’est la légitimation du privilège blanc.

Le privilège blanc, qu’est-ce que c’est que ca vous me direz? C’est pouvoir ne pas penser à sa couleur. C’est vivre dans une société où tout ce qui est blanc est l’option par défaut. C’est la valorisation univoque du blanc (que ce soit en le qualifiant beau, intelligent…) : tout ce qui est blanc est positif.

Vous voyez alors que le racisme anti-blanc ne peut exister, car le privilège noir, ca n’existe pas…Aucune société à ma connaissance n’est construite sur la référence d’une normalité (et supériorité) noire (ou autre). Pensez-y bien avant de vouloir parler des préjugés de race, qu’en tant que personne blanche, vous avez pu subir…

Donc, quand on vous identifie en tant que blanc, vous jouissez du privilège blanc : votre parole est plus crédible, on vous considère positivement, et toute la société voit en vous la normalité…

Et ça ne veut pas dire que vous ne souffrez pas par ailleurs d’autres oppressions, mais juste que sur de nombreux plans, vous serez considéré positivement…

Vous n’aurez jamais à subir d’être traité soit comme un potentiel voleur, ou comme vendeur, quand vous entrez dans un magasin et faites tranquillement votre shopping.

Vous n’aurez jamais à voir une vieille femme serrer son sac contre elle, pendant votre passage.

Vous n’avez pas à rechercher les endroits qui vendent vos produits de beauté, ou à désespérer de ne pas trouver de coiffeurs adéquats.

Vous n’aurez pas à vous poser des questions sur votre beauté, parce qu’apparemment aucune femme de couleur ne semble belle (à moins qu’elle ait bizarrement beaucoup de traits « blancs »…)

Tous les medias ne vous crieront pas à la gueule que vous n’existez pas (sauf quand il faut faire le clown, ou danser…)

Vous ne vous ferez pas claquer la porte au nez pour un appartement ou un job, dès qu’on voit votre tête, ou entend votre voix, pour peu que votre nom ne vous ait pas trahi avant.

On ne vous prendra pas pour une prostituée, parce que vous marchez en jupe à Perrache, ou Gare du Nord.

On ne se permettra pas de vous toucher, et notamment vos cheveux!

Et bien sûr, cette liste est non exhaustive…

Mais bien souvent, on ne voit pas tous ces privilèges…Comme la blogosphère US le dit bien, le privilège blanc, c’est aussi le privilège de ne pas remarquer son privilège.

EDIT : Lorsque j’ai écrit cet article sur mon expérience, se voulant volontairement court et simple, je ne penserais pas qu’il serait autant lu … Entre-temps, je suis tombé sur cet article, pour aller plus loin, pour ceux intéressés…

 https://msdreydful.wordpress.com/2013/03/29/parlons-privilege-blanc-voulez-vous/
 
  Ni Dieu ni racistes  
    un soupçon d'intelligence 2017-02-02 22:48    
  faux clivages : blancs/non blancs, hommes/femmes, chrétiens/musulmans et tout autre binarisme groupal essentialistes fondé sur le préjugés

vrais clivages : racistes/antiracistes, sexistes/antisexistes, puissants/déshérités, et tout autre démarcation fondée sur le comportement avéré d'individus
 
  asper  
    La seule justice de l'Histoire 2017-02-02 23:11    
  Les prolétaires, avec la révolution industrielle, ont adopté la morale bourgeoise, ce qui implique qu'ils ne sont que les soldats d'élite de la civilisation industrielle. Quand aux communistes ont les a vu à l'oeuvre en URSS, ils ont repris à leur compte le cri "On n'arrête pas le progrès" et en 60 ans ils ont exterminés et déplacés toute la résistance à ce cri de guerre. À titre de comparaison il a fallu 200 à 300 ans aux capitalistes pour faire de même.

Le marxisme est donc une supercherie du même ordre que les religions qui participe à l'éternel débat occidental de l'être et de l'avoir et qui ne fait que faire tendre la civilisation vers plus d'efficacité. Marx ne s'y est d'ailleurs pas trompé quand il affirmait qu'il n'était pas marxiste et, dans La question juive, que ls solution est de supprimer l'argent.

En effet, comme avec les religions où la religion prouve le prophète et le prophète prouve la religion, avec les civilisations, le concept de civilisation basé sur l'exploitation globalisée du vivant et du non-vivant justifie l'argent et l'argent rend possible en pratique la civilisation.

Aujourd'hui nous savons tous qu'avec l'industrialisation de la civilisation, non seulement l'exploitation de l'être humain, des autres espèces et du non-vivant se sont industrialisées, mais qu'aussi toutes les nuisances environnementales se sont industrialisations et que les conséquence de ce mode de vie mortifère ne nous laissent pas le choix: vaincre ou mourir.

Notre mode de vie, la civilisation industrielle, est en train d'épuiser les ressources naturelles et de détruire le vivant. L'épuisement des ressources condamne ce mode de vie, la destruction du vivant nous condamne nous en tant qu'espèce. Face à cela il est urgent de changer la narrative et de développer des communautés capables de vivre des ressources locales, ce qui est la seule façon de les gérer de façon durable et donc de vivre en symbiose avec l'environnement. En parallèle il faut stopper la civilisation industrielle avant qu'elle n'ait fini de tuer le vivant sur notre seule source de vie car elle ne s'arrêtera pas toute seule. Pour cela il suffit de lui couper les veines qui l'alimentent en énergie.

Leur mode de vie n'est pas négociable, il est condamné. Et c'est bien la seule justice de l'Histoire.
 
  Dominique  
    C'est ça.... 2017-02-03 11:42    
  C'est ça, on va vivre dans des abris sous roche, s'éclairer avec des torches et gratter la terre avec nos ongles à la recherche de racines comestibles...On sera vachement heureux !!!  
  Antivert  
    Les verts en action 2017-02-03 12:06    
  Si nous nous rejoignons sur le constat que les verts ne sont que des charlatans, le commentateur précédent semblent être un fervent adorateur d'un mode de vie condamné car mortifère, productiviste, guerrier, exploiteur et déprimant.

En fait les verts ne sont pas ce qu'ils prétendent être car les verts en action, ça donne ça:
 
  Dominique  
    Las Medulas 2017-02-03 13:51    
  El Bierzo - Las MEDULAS ...

Je n'en dis pas plus, vu que les délires paranoïaques sôtério-planétistes ne sont pas le sujet de l'article...
 
  ANTI VERT  
    ... 2017-02-05 00:12    
  "tous les blancs sont racistes"...à quel point de connerie névrosée ne faut il pas s'être échoué pour soutenir de telles conneries...comment s'étonner que les coups viennent ensuite remplacer les mots...  
  DETA  
    eheheh 2017-02-05 00:22    
  Je crois qu’il éclatera un conflit entre ceux qui veulent la
liberté, la justice et l’égalité pour tous et ceux qui veulent
maintenir le système d’exploitation. Je crois qu’il y aura un
conflit de ce genre, mais je ne pense pas qu’il sera fondé sur
la couleur de la peau.
Malcolm x


à l'ignorance crasse qui à rédigé le texte pitoyable posté ici, il faut mettre dans le crane que pour bien juger on ne juge QUE des ACTES (et des intentions) INDIVIDUELS en CONTEXTE....voilà comme broyer un article et une idéologie en une seule phrase.

Rideau!
 
  smack  
    Le racisme de classe en France 2017-02-05 23:20    
  Le racisme de classe en France : structurel, institutionnel et idéologique

L’annonce par le gouvernement d’un nouveau plan de « lutte contre le racisme » accompagné d’un budget de 100 millions d’euros sur trois ans a fait sourire bien des militantes et militants des luttes de l’immigration et des quartiers populaires. Le même premier ministre et le même gouvernement qui autorise la Rromophobie par sa thèse culturaliste sur « l’inintégrabilité des Rroms », prétend être antiraciste. Le même gouvernement qui dans son instrumentalisation du « Je suis Charlie » a autorisé allègrement l’islamophobie, voudrait nous faire croire qu’il est déterminé à lutter contre le racisme. Pourtant l’heure n’est pas au sourire.

La négation et/ou la sous-estimation et/ou l’euphémisation de l’islamophobie et la construction d’une « exceptionnalité » de l’antisémitisme constituent les deux segments articulés d’une offensive poursuivie de longue date mais qui est dotée aujourd’hui de nouveaux moyens. On retrouve cette logique dans l’expression consacrée de « lutte contre le racisme et l’antisémitisme » qui s’est banalisée à force d’être assénée par les appareils idéologiques d’Etat. Comme le souligne justement la brigade antinégrophobie : « l’appellation même de lutte contre le racisme et l’antisémitisme crée une hiérarchie symbolique. D’un côté l’antisémitisme, de l’autre un ensemble où tout est mélangé... C’est une profonde négation de la spécificité des racismes. Soit on gomme les différences pour tous, soit on les reconnaît pour tout un chacun. »

 http://patlotch.com/text/488b2cdb(Patlotch2013)-532.html
 
  antiraciste  
    Pour répondre à quelques éléments… 2017-02-06 11:31    
  Le dénommé Antivalls ne répond à rien de ce que j’avance, et se garde bien d’avancer le moindre élément permettant de répondre aux questions posées. La conclusion de son commentaire peut être très simplement résumée : vive la division ! Quant à l’idée que la lutte des « minorités » les préparerait à participer à la lutte de classe, c’est la même que l’on trouvait déjà dans la Social-démocratie dégénérée avant la Première Guerre mondiale : participer à l’action électorale et syndicale prépare aux affrontements de classe. Cette idée était déjà combattue par Rosa Luxemburg à l’époque, et la suite des événements a clairement démontré à quel point elle était fausse : elle a permis à la bourgeoisie d’écraser la révolution en Europe en 1917/19, vu que prôner une activité totalement RÉFORMISTE ne peut qu'occulter la nécessité de l'action RÉVOLUTIONNAIRE ! C’est une conception totalement opportuniste, qui se résume d’ailleurs par le mot d’ordre : le but n’est rien, le mouvement est tout ! Saint Bernstein, pape des réformistes, ajouterait : Amen !

Au passage, la politique des « minorités » et des organisations qui soit-disant les représentent comme le PIR ou le NPA, c’est l’électoralisme le plus plat ou la participation au sabotage syndical des luttes ! On a déjà vu où ça mène, mais visiblement tout le monde n’a pas encore bien compris… Quant à la validation de la croyance religieuse comme élément de « résistance » dans les « minorités opprimées et surexploitées », on peut également demander où ça va nous mener, à part à l’église ou à la mosquée…

Pour répondre à Dominique, d’une part les prolétaires n’ont jamais « adopté la morale bourgeoise », vu que celle-ci consiste essentiellement à alimenter la concurrence ; ne lui en déplaise, la solidarité de classe, ça existe, et ce n’est pas parce qu’on ne la voit pas qu’elle a cessé d’exister. Dans une société, les rapports sociaux dominants sont ceux de la classe dominante, c’est normal, mais que ces rapports dominants dominent ne signifie pas qu’ils soient les seuls ! Sans morale prolétarienne, la bourgeoisie aurait les mains libres politiquement et économiquement, et ce n’est pas le cas, sinon nous aurions des Hitler et des Staline partout.

En ce qui concerne l’URSS, j’ai déjà répondu à ces affirmations - totalement non-démontrées, notons-le - qui ne font que reprendre celles de la bourgeoisie : le communisme c’est l’URSS, et vice-versa. Il est quand même singulièrement étonnant que JAMAIS Lénine pour ne prendre que lui n’a avancé cette idée. Si Dominique lit un peu, je lui conseille Ciliga qui dès 1938 affirmait que cette idée du communisme en URSS était UN MENSONGE. Je ne vais pas revenir là-dessus, puisque de toute façon Dominique ne comprend rien dès qu’on contredit ses affirmations creuses.

Pour ce qui est des autres inepties, notamment sur l’incompréhension totale que Dominique montre de ce que sont les rapports sociaux et la loi de la valeur, je vais juste faire une critique déjà faite par Marx : « Les philosophes n’ont fait qu’interpréter le monde ; ce qui importe, c’est de le transformer ».

Donc, il serait intéressant que Dominique nous explique où il veut en venir ; on jugera sur pièces…

Quant au dénommé Patlotch, il n’y a une fois de plus pas l’ombre d’une argumentation dans son pesant poulet. Il y a juste une petite différence entre islamophobie et antisémitisme : le premier n’a aucunement le caractère historique et social du second ! Mais je peux là aussi conseiller la lecture d’Abraham Léon à Patlotch, qui ne lit visiblement jamais autre chose que ses propres productions…
 
  VSGCI  
    C'est ça.... 2017-02-06 17:57    
  C'est ça totoche, je suis sûrement la réincarnation de BASIL B...

 http://tendanceclaire.org/breve.php?id=22530
 
  Anticazeneuve  
    Le marxisme des kibboutz pour les nuls 2017-02-09 11:30    
 
En pratique les marxistes ne font trop souvent que le jeu des capitalistes car, au lieu d'attaquer le capitalisme sur ses points faibles, l'idéologie qui le justifie - ce concept de civilisation basée sur l'exploitation globalisée du vivant et du non-vivant, et ce qui le rend possible - l'argent, ils attaquent le capitalisme sur son point fort, l'économie, et se retrouvent ainsi condamné à échouer et dans le meilleur des cas ne rien obtenir, ou en cas de succès de leur "révolution" de juste optimiser davantage le système civilisationnel qui nous oppresse.

Einstein a dit qu'un problème sans solution est un problème mal posé. Or les marxistes ne combattent jamais ce qui rend possible le capitalisme, ce concept de civilisation basé sur l'exploitation du vivant et du non-vivant. Marx l'avait bien compris lui qui disait qu'il n'était pas marxiste et qui, dans 'La question juive' nous invite à nous débarrasser de l'argent. Mais encore faut-il être capable d'en faire autre chose qu'une lecture littérale pour le comprendre.

En effet, se débarrasser de l'argent revient à se débarrasser de la civilisation, et avec elle du capitalisme. Et vu l'extrême vulnérabilité de la civilisation industrielle, cela n'a jamais été plus facile qu'aujourd'hui, il suffit de faire sauter les pylônes électriques et les pipelines, et boum plus de civilisation et plus de capitalisme.

A partir de là nous pouvons affirmer que les marxistes avec leur avant-garde éclairée et leur petit parti ne sont que des collabos comme les autres de cette civilisation qui nous oppresse, et que comme les autres ils n'attendent que leur heure pour prendre le pouvoir au nom des prolétaires, ces soldats d'élite de la civilisation industrielle. Or fait têtu, ils ont déjà eu leur chance et pour les peuples qui pour eux n'existent pas, c'était encore pire qu'avec les capitalistes.

L'avenir ne sera jamais a une seule classe sociale, qu'elle soit capitaliste ou marxiste, il sera à touTEs ou à personne.
 
  Dominique  
    XD 2017-02-09 22:14    
  plus naif et plus vague ce serait possible?  
  apeiron  
    Deep Green Resistance 2017-02-10 00:08    
   https://deepgreenresistance.org/fr/  
  Civilise à sion  
    Une vision idéaliste et effectivement bien vague… 2017-02-12 07:25    
  Pour répondre à l’habituel argumentaire totalement idéaliste de Dominique - ce serait une IDÉE qui serait à la base du capitalisme ? Incroyable ! - on va juste lui demander COMMENT il envisage de se débarrasser de l’argent.

L’argent n’est pas l’essence du capitalisme, pas plus d’ailleurs que le supprimer ne supprimerait le capitalisme et ses rapports de production ! La loi de la valeur est quelque chose de bien plus profond que ce qu’en résume Dominique l’idéaliste, qui comme les anarchistes ne voit le problème que du point de vue de la CONSOMMATION, et jamais comme le marxisme le pose, du point de vue de la PRODUCTION et des rapports qui la régissent. L’argent n’est pas la civilisation, non, du tout même. En 1933, la moitié des États américains n’avaient plus d’argent, du tout, en circulation ; est-ce que ça signifie que « la civilisation y avait été détruite »? Non, c’est juste que la loi de la valeur se concrétisait par le troc…

Je passe sur l’idée que les « marxistes » n’attendraient que de pouvoir continuer l’exploitation à leur profit ; je répondrais juste que ce dont parle Dominique, ce sont des staliniens, mais pas des marxistes ! Je n'ai jamais entendu dans les milieux politiques que je fréquente de marxistes racontant des âneries pareilles. Mais chez les Staliniens, si. Vu que Dominique a l’air de sortir du milieu stalinien, je comprends aisément qu’il ne sache aucunement ce qu’est le marxisme ! Sinon, il aurait lu autre chose que La question juive, par exemple tous ces textes où Marx explique pourquoi le renversement du Capital ne peut être que le fait du prolétariat, et de rien d’autre… Quand on se réfère à Marx, mieux vaut comprendre qu’il y a une cohérence dans le marxisme, et qu’en oublier volontairement tout un pan revient à déformer l’ensemble…
 
  VSGCI  
    Je ne crois pas au saint esprit même marxiste 2017-02-12 23:45    
  Je n'ai pas dit que la civilisation est une idée. J'ai dit que c'est la justification morale de toutes les formes d'exploitation, et donc de l'utilisation de l'argent de la société et des inégalités qui découlent de cet usage. Après c'est comme avec les religions: la civilisation justifie l'usage de l'argent et des inégalités qui en découlent, et l'argent rend possible la civilisation. Donc plus il y a d'argent, plus il y a de civilisation, plus il y a d'inégalités, etc.

Marx est très clair dans La question juive, ouvrage dans lequel il arrive à la conclusion qu'il faut se débarrasser de l'argent. Se débarrasser de l'argent implique donc de se débarrasser aussi bien du capitalisme que de la civilisation, et que des marxistes et de leurs économistes marxistes. Marx ne s'y était pas trompé, lui qui disait qu'il n'était pas marxiste.

De plus les marxistes ne font que contribuer à l'éternel débat occidental de l'être et de l'avoir, alors que la philosophie de Marx est une philosophie de l'action. Même là les marxistes n'ont rien compris, et c'est bien tout le problème car ils sont dés lors incapables de poser correctement le problème: notre mode de vie civilisationnel et industriel est condamné pour des raisons liées à la destruction du vivant et à la disparition des ressources naturelles non-renouvelables, et donc de trouver des solutions durables. Tout au plus proposent-ils de jouer des prolongations qui ne feront que prolonger l'agonie et rendre la vie des survivants à ce mode de vie condamné encore plus difficiles.

De plus aujourd'hui nous n'avons pas de choix car pour de simples raisons écologique, nous devons arrêtez et nous débarrasser de ce qui est en train de tuer le vivant sur Terre: la civilisation industrielle. Même marxiste, ce mode de vie reste extractiviste, donc profondément exploiteur. De plus il est non négociable car condamné pour de simples raisons environnementale. Une industrie, même "marxiste", reste déprimante car extractiviste donc exploiteuse, et polluante donc mortifère.
 
  Dominique  
  > Ajouter un commentaire  
 
Prends l'information en mains
Text Paraphysique de la haine
25-07-2017 06:11 - Patrice Faubert
Text Paraphysique de pathognomonie
23-07-2017 09:07 - Patrice Faubert
Text Stéréotypie des idéologies dominantes
20-07-2017 07:24 - Patrice Faubert
Text L'anarchie contre l'idéologie
17-07-2017 06:01 - Patrice Faubert
Text L'anarchie contre l'idéologie
17-07-2017 05:58 - Patrice Faubert
Image Misère du « subversivisme »
17-07-2017 04:20 - Freddy GomeZ
Text libertaires, l’intersectionnalité, les races, l’islamophobie
17-07-2017 00:58 - http://www.grand-angle-libertaire.net
10 commentaires
Text Biomorphisme anéchoïque
15-07-2017 09:34 - Patrice Faubert
Text « races sociales », racialisme, racisme
13-07-2017 13:40 - LadJ&dprintemps
7 commentaires
Text Impostures d'impostures
13-07-2017 06:19 - Patrice Faubert
Text Oui la race ça nous agace et ça nous emmerde !
12-07-2017 13:05 - Antifascistes multiculturalistes et internati
8 commentaires
Image Les Français juifs seraient-ils des citoyens à part ?
11-07-2017 09:22 - UJFP
1 commentaire
Text Enfants du smartphone, enfants de l'iPhone
10-07-2017 05:33 - Patrice Faubert
Text Paraphysique de blablalogie
09-07-2017 08:01 - Patrice Faubert
Text Houria Bouteldja Je combats mon intégration
08-07-2017 00:46 - Olivier Mukuna
5 commentaires
Text L’homme (de gauche) qui croyait à la barbarie
07-07-2017 17:34 - Najate Zouggari
3 commentaires
Text Défendre la liberté d’expression partout en France !
07-07-2017 13:11 - Khamsa fi 3aynkoum
5 commentaires
Text Paraphysique des cerveaux nazifiés
07-07-2017 06:00 - Patrice Faubert
Text Paraphysique de la synarchie
05-07-2017 09:49 - Patrice Faubert
Text Députés macronistes qui n'ont rien à envier au FN
03-07-2017 13:45 - Jerôme Martin
2 commentaires
Image Cinq réponses au « débat sur l’identité nationale »
03-07-2017 13:35 - Pierre Tevanian, Sylvie Tissot
3 commentaires
Text Insupportable ingérence du CRIF
03-07-2017 13:26 - AFPS
Text Manifeste pour un antiracisme politique
03-07-2017 10:55 - Eric Fassin
3 commentaires
Text Biopsychosociologie de la vie marchande ou Pornification
03-07-2017 05:50 - Patrice Faubert
Text Emmanuel Macron soutient la légitimité de Bachar Al-Assad
01-07-2017 17:01 - Revolution et libertés
1 commentaire
Text L’anti-racisme dit « politique » : normalisation, religiosit
30-06-2017 10:27 - Fleurs
2 commentaires
Text Les résultats de l'islam politique aux législatives 2017 [Fr
30-06-2017 10:21 - Carla Parisi
Text Homophobie décoloniale : Être l’homo du PIR, ou ne pas l’êtr
30-06-2017 09:41 - Les amis de Juliette et du printemps
2 commentaires
Text Les positions bourgeoises de l’UJFP
30-06-2017 09:33 - -
6 commentaires
Text Les soupapes de sécurité
30-06-2017 06:28 - Patrice Faubert
Image Être Sioniste & Antisémite
29-06-2017 14:48 - YASSER LOUATI
6 commentaires
Text Utiliser le mot « race » ?
29-06-2017 14:40 - mignon chaton
3 commentaires
Image Gaza : un crime contre l'humanité
29-06-2017 14:28 - Bureau national de l’UJFP
2 commentaires
Text Soutien à Houria Bouteldja et à l’antiracisme politique
29-06-2017 13:32 - UJFP
Image Non, l’antiracisme politique n’est pas racialiste !
29-06-2017 13:23 - Les ennemis de Juliette
Text Halitose
27-06-2017 06:27 - Patrice Faubert
Text Verbatim
25-06-2017 07:48 - Patrice Faubert
Text Assemblée en mixité révolutionnaire et non-mixité de classe
24-06-2017 01:45 - révolutionnaires contre le racialisme et son
2 commentaires
Image Une note de lecture critique de « La fabrique du musulman»
22-06-2017 23:33 - souslaplagelespaves.noblogs.org
3 commentaires
Text Allo ?
22-06-2017 11:24 - Faubert Patrice
Image La non-mixité : une nécessité politique
21-06-2017 15:09 - anti-sexisme
1 commentaire
Image Gaza : vers un nouveau massacre, pire que les précédents
21-06-2017 14:17 - Gideon Levy
Text Contre obsession religieuse raciale - fabrique du « musulman
21-06-2017 14:10 - Nedjib Sidi Moussa
7 commentaires
Text Le fantôme d'Ernest Coeurderoy
20-06-2017 06:39 - Patrice Faubert
Text Psychosomatique de radioactivité
18-06-2017 09:51 - Patrice Faubert
Text La fausse conscience, conscience de l'imposture
16-06-2017 07:11 - Patrice Faubert
Image L’ islamisme n’ est pas une Religion !
15-06-2017 18:24 - Des portes paroles du collectif
7 commentaires
Image L’islamophobie n’est pas une opinion
14-06-2017 22:02 - iaata
1 commentaire
Text Déficit informationnel ou mur de Kardashev
14-06-2017 09:46 - Patrice Faubert
Text Décines : pas d’islamistes au centre culturel !
14-06-2017 01:46 - collectif "ILS N’AURONT PAS NOTRE SILENCE "
3 commentaires
>> Archives newswire <<