L'INVENTION DE LA CRISE
  Theme(s) Anticapitalisme / Antiglobalisation -  
  26-01-2012 17:01
Auteur : Lukas Stella :: : http://inventin.lautre.net/linvecris.html
 
 
  ESCROQUERIE SUR UN FUTUR EN PERDITION
Un pavé dans le marasme conformiste d'un vieux monde agrippé à ses certitudes sans devenir.
 
     
  La crise n’est pas une fatalité, ni un accident de parcours, c’est une invention construite de toutes pièces, qui permet au capitalisme financier de parfaire sa domination en usurpant tous les pouvoirs. Nous sommes entrés dans l’État d’urgence d’une guerre ouverte contre les populations. Ce n’est pas le dysfonctionnement du système qui est ici en cause, mais bien l’économie elle-même dans son fonctionnement, son achèvement inévitable.

Il s’agit maintenant d’appréhender le système sous tous ses aspects et dans toute la complexité de ses interactions, pour mieux comprendre comment la création de richesses a été accaparée par la haute bourgeoisie dans le processus de la mondialisation, accéléré par l’informatisation généralisée, la prolifération des dettes, et par le pillage d’un futur déjà ruiné. L’escroquerie de ce temps décompté se précipite, l’espace se restreint aux marchandages et aux spéculations dévastatrices, c'est alors que notre survie s’amenuise dans les restrictions, la misère et la barbarie.

Le règne de l’exploitation et de sa servitude, des séparations guerrières et des arnaques mafieuses, paraît se réduire aujourd’hui au scénario d’une catastrophe programmée. Quand il n’y a plus d’avenir, on peut alors abandonner les préjugés réducteurs d’un passé révolu. C’est le moment de prendre le pouvoir sur ses propres conditions d’existence au cours de situations incertaines, par des pratiques libertaires en coopérant tous ensemble à l’auto-organisation d’une démocratie générale.

Extrait de "L'invention de la crise", de Lukas Stella, publié aux Éditions L'Harmattan, janvier 2012.
 
     
 
>
 
  > Ajouter un commentaire  
   
> Ajouter une traduction à cet article
> Télécharger l'article au format .PDF
> Envoyer cet article par e-mail
    Prendre le problème dans le bon sens 2012-02-02 06:29    
  « La crise n’est pas une fatalité, ni un accident de parcours, c’est une invention construite de toutes pièces qui permet au capitalisme financier de parfaire sa domination en usurpant tous les pouvoirs »

Premier point : quelle différence y a-t-il entre le « capitalisme financier » et le reste du capitalisme ? A priori, c'est la même chose sous une autre forme. Qui « accapare la création de richesses » dans le capitalisme, sinon la bourgeoisie, « financière » ou autre ?

Deuxième point : en quoi le « capitalisme financier » est-il la cause de la crise ? La crise n'a pas que quelques années, elle dure depuis 45 ans ! Le développement du capital fictif que nous voyons depuis une décennie n'est que la CONSÉQUENCE de la crise, elle n'en est nullement la cause ! On ne fait pas de profit sur du vent, mais sur la production réelle ; celle-ci se restreignant comme peau de chagrin, il y a bien une crise, et elle ne date pas d'hier…

La situation actuelle est bien une fatalité, celle du capitalisme en crise ! Pas la peine de chercher une échappatoire : il n'y a qu'une solution, la destruction de ce système décadent !
 
  Vieux Sympathisant de la GC internationaliste  
  > Ajouter un commentaire  
 
Prends l'information en mains
>> Archives newswire <<