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“Presque que des civils sont blessés“ |
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Guerre - Médias / Netactivisme - Presse -
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18-01-2009 00:35
Auteur : Dominique 1er
:: : http://ibnkafkasobiterdicta.wordpress.com/2009/01/05/temoignage-et-photos-des-deux-chirurgiens-norvegiens-a-gaza-nous-pataugeons-dans-la-mort-du-sang-et-les-amp
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Témoignage et photos des deux chirurgiens norvégiens à Gaza: “Nous pataugeons dans la mort, le sang et les amputations” |
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Les deux chirurgiens bénévoles norvégiens partis il y a une semaine à Gaza pour aider l’hôpital Shifa témoignent dans le quotidien norvégien Aftenposten et le tabloïd social-démocrate suédois Aftonbladet, qui publient également des photos prises par eux.
Sous la rubrique “Presque que des civils sont blessés“, Aftenposten reprend les témoignages des deux chirurgiens norvégiens - les deux seuls volontaires humanitaires ayant été autorisés à entrer à Gaza par Israël depuis le début de la guerre - et reproduit les photos qu’ils ont prises à l’hôpital Shifa de Gaza.
Erik Fosse: “C’est pratiquement indescriptible. Cette matinée il y a eu une attaque contre un marché de légumes. 80 blessés, 20 morts sur le champ. Ici à l’hôpital les blessés civils graves affluent. Beaucoup d’entre eux sont des enfants. Nous opérons plusieurs patients dans la même salle d’opérations. Nous opérons des patients dans les corridors. Nous devons improviser tout le temps. Ce dernier jour il y a eu des attaques violentes contre le marché aux légumes et contre une mosquée à l’heure de la prière“. Il ajoute que dimanche, 150 patients ont été admis, dont 30% de femmes et enfants.
Aftenposten lui demande si ce sont surtout des civils qui sont blessés. “Oui. Ils ont nulle part où aller. Les soldats sont entrainés à ce genre de situations, et savent ou ils peuvent aller se protéger. C’est ce qui fait la plus forte impression sur nous: ce sont surtout des civils qui sont blessés. Il ya beaucoup d’enfants, et des familles. Et on parle ici de blessures graves et importantes, et d’opérations difficiles et demandant du temps. Nous avons ainsi beaucoup d’artères à recoudre“.
Au moment où Aftenposten a interviewé Erik Fosse dimanche, il venait de recevoir deux enfants, frère et soeur, âgés d’entre 10 et 12 ans. Leurs parents leur avait interdit de jouer dehors, et ils jouaient sur le toit de leur maison, ce qui leur a été fatal. “Nous n’avons pas pu sauver l’un deux. L’autre a perdu une jambe. C’est le genre de choses que nous rencontrons tout le temps“.
Le journaliste norvégien l’interroge sur sa propre sécurité: “Nous n’y pensons pas beaucoup. Nous sommes médecins et sommes ici pour aider. Nous nous focalisons sur les blessés. Et les Israëliens savent qui nous sommes et où nous nous trouvons. Si cet hôpital est attaqué, c’est que c’est délibéré“. La conversation téléphonique s’interrompt momentanément en raison du bruit d’un hélicoptère israélien qui survole l’hôpital. “Ils sont très près de nous“, dit Fosse.
“Ce qui nous marque ici c’est le sentiment d’impuissance. Le plus petit enfant que j’ai opéré a huit mois. Nous avons aussi eu une grand-mère, sa fille et son petit-enfant après l’attaque contre la mosquée. La grand-mère est morte avant que nous ayons pu l’opérer“.
Fosse et Gilbert ne s’attendaient pas à être les seuls occidentaux autorisés à entrer dans la bande de Gaza durant cette guerre, et dès lors les seuls, selon Aftenposten qui oublie ainsi le million et demi de Palestiniens, à rapporter au monde ce qui s’y passe. “C’est très étonnant que le monde accepte qu’aucune aide professionnelle ne soit autorisée à entrer à Gaza et qu’aucun journaliste professionnel ne soit autorisé à rapporter ce qui s’y passe” - mais Fosse oublie Al Jazeera, seul média présent sous les bombes à Gaza. “Nous ne sommes que deux médecins” - sous-entendu médecins occidentaux - “à travailler dans cet hôpital. J’en ai parlé directement avec le ministre norvégien des affaires étrangères Jonas Gahr Støre. La Norvège et le monde doivent faire pression considérable pour demander que du personnel de santé et des journalistes puissent entrer à Gaza“.
Le journaliste lui demandant combien de temps il compte rester à Gaza, Fosse répond “je ne sais pas, mais il m’est impensable de partir d’ici avant que du personnel humanitaire ne soit autorisé à entrer à Gaza”. Mais il y a bien une limite à vos forces? “Nous dormons et mangeons une demie-heure par-ci par-là quand nous en avons l’occasion”, dit Fosse avant de courir vers une ambulance qui vient d’arriver avec des blessés.
Dans un autre article, Aftenposten révèle qu’une équipe de chirurgiens militaires et infirmières expérimentés attand à la frontière de Gaza qu’Israël les autorise à venir en aide - l’autorisation est venue, selon Sven Mollekleiv de la Croix Rouge norvégienne, mais les bombardements retardent le passage de la frontière et le trajet vers l’hôpital, devenu trop risqué.
Les mêmes chirurgiens ont également fait des déclarations au journal suédois Aftonbladet, qui les reproduit dans un article intitulé “Nous pataugeons dans le sang“. Le médecin anesthésiste Mads Gilbert déclare: “les gens meurent entre nos mains. Nous avons eu 100 patients aujourd'hui. Beaucoup d’entre eux sont des enfants. C’est une situation terrible ici“.
Des corps déchiquetés, des enfants morts et pas de médicaments, voilà le quotidien d’un hôpital de Gaza. “Nous pataugeons dans la mort, du sang et les amputations“, dit Gilbert. Gilbert et Fosse sont venus à Gaza le 31 décembre, quatre jours après le début de la guerre. La situation n’a cessé de s’empirer: “les gens meurent entre nos mains. Nous avons eu 100 patient aujourd’hui, beaucoup d’enfants. Une des femmes était enceinte. C’est une situation terrible ici“. L’hôpital manque de médicaments, d’équipement et de personnel. Gilbert et Fosse ne dorment que quelques heures par nuit. Les fenêtres ont été soufflées par les explosions et l’électricité ne marche que de temps à autre.
“Il y a la queue pour les tables d’opération. Certains sont opérés dans les corridors. Nous avons du faire des amputations sans anesthésie“.
Les autorités israéliennes affirment qu’il n’y a pas de catastrophe humanitaire à Gaza. les deux médecins norvégiens démentent et ont envoyé des vingtaine de photos afin de montrer la réalité dans cet hôpital palestinien, avec pour objectif de faire réagir le monde rapidement. “C’est une des pires catastrophes humanitaires. Le monde doit agir maintenant. Les Palestiniens ont besoin de toute l’aide qu’on peut leur donner“, dit Mads Gilbert.
Leurs photos (les légendes sont celles d’Aftonbladet) : |
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| > Les chirurgiens de l'hôpital Shifa opérent plusieurs patients en même temps. On |
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| > Erik Fosse |
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| > Mads Gilbert |
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| > Une petite fille pleure pendant les fumérailles de son frère tué par un raid aér |
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| > Cet adolescent de 17 ans a été amputé d'une jambe et d'un bras |
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| > Cet adolescent de 17 ans a été amputé d'une jambe et d'un bras |
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| > Les enfants pleurent, terrorisés par les attaques |
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liens trop long |
2009-01-18 01:06 |
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Serait'il possible de modifier le site pour qu'il tronque l'affichage des liens à une trentaine ou quarantaine de caractères ? Cela éviterai bien des problèmes d'affichage. |
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Dominique 1er
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