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L’ordre règne au Cameroun… |
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Theme(s)
Anticapitalisme / Antiglobalisation - Répression -
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02-03-2008 17:28
Auteur : PCint
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«L'ordre règne dans le sud» titrait le 29/2 le quotidien gouvernemental «Cameroon Tribune» après que le calme soit revenu, en apparence, à Douala. Aujourd'hui le même «ordre» et le même «calme» semblent régner sur tout le pays: l'ordre des bourreaux et le calme des cimetières... |
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Selon "News Info" du premier mars :
Nouveau Bilan des Violence : plus d'une centaine de morts déjà
Crise sociale et politique au Cameroun : un nouveau rapport publié par la «Maison des Droits de l'Homme», à Douala, évalue le nombre de morts à plus d'une centaine. Des politiques réclament déjà une «Commission Internationale Indépendante d'Enquête» pour faire la lumière sur les violences des derniers jours qui ont endeuillé de nombreuses familles.
Le Bilan des massacres des forces de répression du régime néocolonial contre les populations civiles au Cameroun ne cesse de s'alourdir d'heures en heures. En dehors des tueries de présumés manifestants dans les rues, des enlèvements nocturnes ont lieu dans des domiciles et des personnes arrêtées sont conduites vers des destinations inconnues.
Dans un nouveau Bilan rendu public ce 1er Mars à Douala par Mme Madeleine Afité, la coordonnatrice de la Maison des Droits de l'Homme à Douala, le nombre des victimes de la folie meurtrière du gouvernement camerounais est extrêmement lourd et s'élèverait provisoirement à plus d'une centaine de morts, des milliers d'arrestations et un nombre inconnu de personnes enlevées et dont les familles sont sans nouvelles depuis plusieurs jours. des la situation est très critique et le Bilan.
Un représentant d'une organisation humanitaire qui a pu pénétrer dans la morgue de l'hôpital Laquintinie ce vendredi 29 février, en recherchant un membre de sa famille disparu, confirme que le bilan sera plus lourd que prévu. Selon ce représentant humanitaire qui a requis l'anonymat, pour des raisons de sécurité, «j'ai pu voir des dizaines de corps extrêmement mutilés, certains sans têtes, entassés les uns sur les autres, comme ces images du génocide Rwandais qu'on voyait à la télé. Vraiment c'est effrayant. Les gens parlent de 20 morts, mais c'est largement en dessous de la réalité, car le nombre de corps que j'ai vu dans la morgue pouvait atteindre 60 à 70 corps. Si on y ajoute ceux tombés un peu partout dans le pays, je pense qu'on peut dépasser la centaine de morts». Un médecin de l'hôpital Laquintinie, qui a aussi requis l'anonymat, soutient avoir vu chaque jour depuis le début des émeutes, des «dizaines de corps arriver chaque jour».
Les tribunaux rendent une justice expéditive contre les manifestants arrêtés. Le tribunal de Yaoundé a condamné le 29 février plus d'une dizaine de jeunes à 15 ans de prison alors que jeudi le tribunal avait déjà prononcé des peines de 2 ans de prison fermes contre des manifestants. Des centaines d'autres pourraient passer en jugement dans les jours qui viennent. Dès que le verdict a été connu quelques manifestations rapides ont eu lieu à Yaoundé et Douala où des tracts appelant à s'attaquer aux symboles de l'Etat ont été distribués selon Camer.be.
En 1919, après l'écrasement de la révolution allemande saluée par les journaux bourgeois sous le titre "l'ordre règne à Berlin", Luxemburg écrivait :
"L'ordre règne à Berlin !" Sbires stupides ! Votre "ordre" est bâti sur du sable. Dès demain la révolution se dressera de nouveau avec fracas, proclamant pour votre plus grand effroi : j'étais, je suis, je serai !
Bourgeois stupides du Cameroun et parrains impérialistes de France ! Vous croyez que vos flics et vos militaires ont maté la révolte de "voyous" et de "déliquants". Mais demain la lutte prolétarienne internationale vous balayera et vengera les victimes tombées !
Solidarité avec les manifestants et prolétaires camerounais !
Parti Communiste International, 1/3/2008
Correspondance: Ed. Programme, 3 rue Basse Combalot 69007 Lyon FRANCE
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| > Manifestation à Douala |
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| > Carte du Cameroun |
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Attaques contre des symboles français et étattiques |
2008-03-02 20:19 |
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Les manifestants qui se sont attaqués aux édifices publics et à certaines entreprises semblent bien savoir ce qu’ils cherchaient.
On est en début d’après-midi ce 25 février 2008. Un groupe de jeunes enfants, dont la moyenne est de 16 ans, traverse le lieu dit Carrefour Maçon à Bonamoussadi. Armés de gourdins, de pioches et tout autre type d’armes blanches, ils marchent d’un pas décidé, en véritable maître des lieux. Ils se dirigent vers l’agence Aes-Sonel. L’immeuble abrite les bureaux de la société au rez-de-chaussée, et des maisons d’habitation au-dessus. Devant l’agence, trois véhicules de la société sont garés, un taxi et un véhicule de particulier. Le groupe casse les vitres, extrait soigneusement les véhicules de Aes-Sonel, les positionne sur la chaussée avant d’y mettre le feu. Le taxi est soigneusement évité. Les vitres du véhicule à usage personnel, une Toyota Carina E, sont aussi cassées, avant qu’une dame habitant au-dessus de l’immeuble ne vienne en courant se présenter comme propriétaire. Un des casseurs se confond en excuses. Ils pensaient que la voiture devait appartenir à un employé de Aes venu au bureau. “ Vous voyez que le taxi qui est à côté-là n’a pas été touché. Nous ne visons pas les particuliers ”, dit-il.
Sur leur chemin, les affiches de l’opérateur de téléphone mobile Orange sont arrachés et brûlés, pendant que les affiches de Mobile telephone network (Mtn) sont évitées. Les kiosques du Pari mutuel urbain camerounais (Pmuc) passent aussi au feu, les locaux des auto-écoles “ Française ” et “ Européenne ” sont saccagés. Les manifestants expliquent que ce sont les symboles des Français. “ Ils nous pillent dans ce pays ”, affirment-ils. Les mêmes raisons sont évoquées pour mettre à sac les stations-service Total et Mobil, que les manifestants croient appartenir aux Français. A Mbanga, les manifestants sont arrivés à la Société des plantations de Mbanga, qu’ils attribuent aux Français. Là, ils ont taillé une bonne quantité de bananiers avant de détruire la station d’essence de la plantation. Dans la même ville, ils ont tenté une expédition punitive au dépôt de la Société anonyme des Brasseries du Cameroun, dont ils ne se doutent pas de l’appartenance d’une bonne partie du capital aux Français. Mais le responsable trouvé sur place a sauvé de justesse le dépôt, en proposant aux manifestants de boire ce qu’ils voulaient. Aes Sonel, dont les bureaux ont été pillés à Bonamoussadi, paye le prix de son appartenance aux Américains, mais les manifestants se rappellent surtout la fameuse “ prime fixe ” et les délestages. Les stations Tradex sont aussi attaquées, et la raison avancée est qu’elles “ appartiennent à ceux qui volent l’argent de ce pays. ” Le gouvernement de Biya est également indexé quand ils pillent les locaux du centre des impôts de Bonamoussadi, la Snec à Maképé, et la sous-préfecture à Kotto. Ces locaux n’ont d’ailleurs échappé au feu que grâce à leur proximité avec des maisons d’habitations, qui n’étaient pas des cibles. Mais ce n’était pas le cas pour les locaux de la mairie de Douala V. Le feu mis ici était une “ réponse aux provocations de la maire Françoise Foning la veille sur une chaîne de télévision. ” Elle aurait en effet demandé aux conducteurs de motos taxis de ne pas s’associer au mouvement de grève, au cours d’une réunion avec des “ faux motos-taximen ”, selon les auteurs des flammes.
En définitive, les manifestants pilleurs pouvaient paraître désordonnés, mais au final ils n’étaient pas aussi dupes que cela, et chaque acte de vandalisme posé semblait être une réponse à une frustration précise.
Par Roland TSAPI Le 26-02-2008
Le lien pour le reportage qui a provoqué lafermature d'Equinoxe TV:
http://www.cameroon-one.com/_data/_videos/vid_1203341572.swf |
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anti-Biya
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