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Dossier sur la grève de la faim des prisonniers-ères mapuche |
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Theme(s)
Anticapitalisme / Antiglobalisation - Répression -
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20-10-2007 19:49
Auteur : vientos
:: : http://https://www.nodo50.org/weftun
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En relation avec les 515 ans de saccage et du génocide des peuples d'Amérique, les prisonniers-ères politiques mapuche du sud du chili (IX ème Région du Chili), Jaime Marileo, Patricia Troncoso, José Millalen, Héctor Llaitul, José Huenchunao et Ivan Llanquileo Antileo ont commencé une grève de la faim comportant trois revendications principales: - la liberté de tous les prisionniers politiques mapuches: - l'arrêt de l'harcèlement et de la militarisation la zone mapuche - la dénonciation de tout le montage judiciaire réalisé pour condamner ou inculper les activistes mapuches. |
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Cette grève ne se centre pas seulement sur la situation des prisonniers-ères mais cherche à mettre en évidence une lutte menée par les communautés mapuche pour acquérir leur pleine autonomie. Cette lutte a éTé théorisée puis appliquée par une des organisations les plus criminalisées du Chili, la Coordinatrice Arauco-malleco, dont les membres n'ont que deux choix: la prison ou la clandestinité. La CAM mène une lutte de libération nationale et soutient les communautés qui dévéloppent un combat allant dans ce sens! L'occupation physique et productive du territoire usurpé par les Entreprises Forestières en complicité avec l'Etat chilien (pouvoir exécutif, législatif et exécutif ensemble) constituent le premier pas marqué par la CAM et les communautés combattantes en vue d'acquérir leur entière autonomie. Aujourd'hui, nous retrouvons au sud du Chili plusieurs territoires libérés de l'empiètement étatique chilien et de leurs amies les multinationales. Les membres de ces communautés autonomes n'ont ainsi pas seulement détruit la préSence des multinationales forestières qui les privaient de leurs terres ancestrales en les détruisant et les saccageant, mais ont créé une organisation communautaire à travers laquelle la terre est de ceux et celles qui la cultivent et les entrées en argent acquis par la vente du bois restant après la libération du territoire sont partagées à parts égales entre les membres des communautés autonomes. Les protagonistes de cette expression de lutte pour l'autonomie ne se verront bien évidemment pas épargnés-ées de la répression et de la pérsécution appliquées par l'Etat Chilien et les multinationales à travers leurs propres paramilitaires. Actuellement toute cette zone de communautés libérées est déclarée comme étant une zone de conflit et se retrouve de ce fait complètement militarisée. Quiconque est alors considéré comme un potentiel terroriste et peut ainsi être soumis à des interrogatoires comportant des tortures (récemment le cas de Roberto Painemil Parra) et des menaces pour ses parents, à des procès irréguliers et viciés, et à des peines disproportionnées.
C'est aujourd'hui le cas de Jaime Marileo, Patricia Troncoso, José Millalen, Héctor Llaitul, José Huenchunao et Ivan Llanquileo Antileo, condamnés sous l'application de loi antiterroriste, de celle de Sécurité de l'Etat, lois héritées de Pinochet et renforcées par les Gouvernement de la Concertaciõn, ou gardés en prison à travers des manipulations procédurales. La nouvelle grève de la faim se déroule dans ce contexte.
Autour de cette action courageuse, qui mènera les prisonniers-ères sûremment à remettre leur vie et leur intégrité physique en extrême danger puisque il y a un an et demi ils-elles avaient déjà accompli une grève de 62 jours, se sont formés des mouvements de soutien principalement à Santiago et à Concepción, villes d'immigration indigène élevée. Ces actions ont été fortement réprimées se soldant toutes par un nombre élevé d'arrestations.
Nous constatons alors que l'Etat chilien, par son action terroriste, ne cherche qu'à contenir une lutte dont les demandes sont légitimes, mais en contradiction avec un système néolibérale qui ne comprend que le "droit" à s'endetter pour consommer toute la "merde" vendues par les multinationales (leader, falabella, homecenter,etc). L'exercice du droit à l'autodétermination des peuples se voit contesté par un appareil répressif énorme promu par ce système économique et politique. Face à cela, nous soutenons alors les communautés qui ont décidé de s'autodéfendre pour leur territoire libéré et pour continuer la lutte pour la libération nationale mapuche.
Même si ce dossier parle d'une lutte qui se trouve très loin des dynamiques que nous connaissons en Europe, il se situe dans une optique de globalisation des résistences dans le monde. Ils globalisent la répression, globalisons la lutte! Cet article s'inscrit aussi dans un contexte d'urgence étant donné que la vie de nos compas se trouvent en danger. Nous tenons à faire un appel à la solidarité avec les prisonniers-ères politiques mapuche le vendredi 26 à 11h à Genève devant la mission permanente du Chili (arrêt du 3 Petit-Saconnex) afin de démontrer notre répudiation à ce système appelé par tous les médias officiels nationaux et internationaux "le miracle économique de l'Amérique latine". Nous tenons à mettre en évidence que cette action est ponctuelle et doit ainsi s'inscrire dans une lutte quotidienne sur nos lieux de vie. Cependant, nous sollicitons votre présence afin que la lutte et sa répression légale ne restent pas sous silence!
Il y a un article très intéressant envoyé sur A-infos: clic!
http://risal.collectifs.net/spip.php?article2322
ici les photos :
http://www.hommodolars.cl/e107/news.php?extend.1657
http://www.hommodolars.cl/e107/news.php?extend.1659
http://www.hommodolars.cl/e107/news.php?extend.1660
http://temuko.sumariados.info/spip.php?article245
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| > Communauté libérée Juana Millahual |
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ca nmarche pas |
2007-10-21 11:25 |
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voici d'autres photos:
http://www.ourwar.org/es/
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ke mierda?
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