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Anticapitalisme / Antiglobalisation - Guerre - Répression -
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19-07-2007 14:32
Auteur : Comité Colombie
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la recherche d’une solution politique au conflit qui, depuis des décennies, décime la population colombienne, au lieu de l’habituelle réponse militaire, sur laquelle insiste l’Etat. La création de mécanismes et d’espaces qui facilitent la négociation entre les parties, dont un accord humanitaire qui permette l’échange de prisonniers. |
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CONTRE LA PARA-POLITIQUE ET LA LOI DE PARDON ET OUBLI EN COLOMBIE: VERITE, JUSTICE ET REPARATION POUR LES VICTIMES SOLUTION POLITIQUE AU CONFLICT En Colombie, durant la première période présidentielle d’Alvaro Uribe Vélez (2002-2006), au moins 11084 personnes ont été assassinées ou ont disparu. Les groupes paramilitaires ont continué à massacrer, faire disparaître et intimider l’opposition politique, les leaders sociaux et les défenseurs des droits humains. Après son passage par le Gouvernement d’Antioquia, Uribe Vélez a promu la création des Coopératives de Sécurité Rural « Convivir », qui ne sont autre chose que la légalisation de structures paramilitaires en tant que politique d’Etat. Aux votations de 2002, les paramilitaires ont forcé avec des menaces et des extorsions l’élection d’Uribe Vélez ainsi que celle de ses candidats au parlement. La même année, des chefs paramilitaires ont déclaré avoir le contrôle du 35% de cette institution. Aujourd’hui, 12 parlementaires ont été arrêtés et au moins 50 sont sous enquête judiciaire ainsi que beaucoup d’autres hauts fonctionnaires du gouvernement, en raison de leurs activités en rapport avec le para-militarisme. Le procès de négociation avec les groupes paramilitaires, qui a lieu actuellement, prétend occulter ces faits et nie les liens historiques du para-militarisme avec les forces armées officielles, les grands propriétaires de bétail et des terres, les industriels et des multinationales comme Chiquita Brands, Drummond ou Coca cola, pour ne citer que trois. La nouvelle législation pénale, issue de l’initiative du gouvernement actuel, prétend que les paramilitaires, responsables de crimes lésa d’humanité purgent des peines dérisoires, ce qui équivaut à promouvoir leur l’impunité. La non-dévolution de biens matériels expropriés aux citoyens par des actions délictuelles et la privation des victimes de leur droit à connaître toute la vérité sont autorisés par ces lois. Face à cette situation, en tant que colombiens et colombiennes émigrés à cause de l’injustice, mais aussi en tant que population internationale solidaire avec les organisations populaires colombiennes, NOUS CONSIDERONS: que ce qui ont commis des crimes lésa d’humanité ne peuvent pas bénéficier de l’impunité ni des peines symboliques. Nous rejetons de manière absolue la loi du point final et les acquittements des responsables de ces actes exécrables. La responsabilité de l’Etat dans des actes de terreur contre la population doit être clairement établie et des mesures doivent être prises en conséquence. que le pays a le droit de connaître toute la vérité pour initier un processus qui le conduise à la paix avec justice social et à la construction d’un état qui garantira les droits de toutes les personnes et de tous les groupes sociaux et politiques. que le gouvernement du président Uribe Velez manque, de manière grave et persistante, aux engagements internationaux suscrits par la Colombie en matière de respect des droits humains lorsqu’il entretien des pratiques et des structures comme celles qui sont en train de se développer en Colombie. que le fonctionnaires qui, à l’intérieur des structures de l’état, on favorisé l’actuelle situation n’on pas la légitimité, ni l’autorité morale, pour trouver les solutions justes aux problèmes actuels. En conséquence, nous exigeons : que tous les auteurs ou instigateurs des crimes commis, ainsi que leurs bénéficiaires - tant nationaux qu’internationaux - soient identifiés et punis sans exception. La réparation intégrale pour les victimes de la violence para-gouvernamentale l’ouverture d’un procès pour crimes contre l’humanité contre les politiciens et militaires qui, durant l’exercice de leur fonction publique ont cautionné le régime de la terreur en Colombie ou commis des crimes. le démantèlement de la structure para-politique qui opère en Colombie et l’annulation des lois et des décisions adoptées sous son influence. la recherche d’une solution politique au conflit qui, depuis des décennies, décime la population colombienne, au lieu de l’habituelle réponse militaire, sur laquelle insiste l’Etat. La création de mécanismes et d’espaces qui facilitent la négociation entre les parties, dont un accord humanitaire qui permette l’échange de prisonniers. Nous invitons aux gouvernements d’Europe ainsi qu’au Parlement européen à arrêter toute aide militaire au gouvernement du président Alvaro Uribe et à vérifier la destination finale des fonds de coopération au développement. Ils doivent exiger au gouvernement colombien le respect de la vie et des autres droits fondamentaux de la population et de manière particulière lorsqu’il s’agit de défenseurs des droits humains, de leaders populaires et de membres de l’opposition.
Comité Colombie Suisse : comite_colombia@no-log-org Juillet 2007
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