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Nous serons des dieux : le principe d'humanité |
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Migration / Antira / NoBorder - Anticapitalisme / Antiglobalisation - Féminisme / Genre / Queer -
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25-05-2006 17:11
Auteur : Dominique
:: : http://www.cyberpresse.ca/article/20060521/CPARTS02/605210693/1050/CPARTS02
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Décidément, fustiger les religions est devenu ces temps-ci un «sport» intellectuel très à la mode. Après le philosophe français Michel Onfray, qui a vilipendé avec véhémence le christianisme, le judaïsme et l'islam dans son essai décapant Traité de philosophie (Éditions Grasset, 2005), c'est au tour d'un intellectuel québécois, l'artiste et philosophe Hervé Fischer, de clouer au pilori toutes les religions et leurs hérauts.
Son dernier livre, Nous serons des dieux, qui vient de paraître aux Éditions VLB, est un réquisitoire cinglant contre les croyances religieuses, à ses yeux, source de conflits, de violences, de régression sociale... |
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L'auteur s'escrime à déboulonner les mythes des religions, voire transcendances, en utilisant une méthode analytique, la mythanalyse, qu'il a forgée au début des années 80. Mais ce livre n'est pas uniquement un pamphlet contre les religions. Hervé Fischer étaye des réflexions brillantes, et des plus tonifiantes, sur l'avenir de l'humanité, le sens de la vie, l'étiolement de l'éthique, la notion, trop galvaudée, de bonheur, les dérives du progrès scientifique et technique... Après avoir fait une radioscopie bien sombre de l'état du monde et de la civilisation occidentale, le philosophe propose quelques pistes de solution pour "réenchanter le monde" et affranchir l'humanité de la désespérance qui l'accable.
D'après l'auteur du Choc du numérique et de CyberProméthée, il est impératif et urgent de recréer un autre monde plus fraternel et plus équitable, dans tous les sens du terme. «C'est la création du monde qu'il nous faut désormais assumer pleinement nous-mêmes, pour que l'humanité, sortant du long cauchemar de ses religions, de ses guerres et de ses misères, esquisse son premier sourire de délivrance et se lève pour bâtir l'avenir», propose-t-il avec insistance. Il faut que l'homme se réconcilie avec lui-même, et mette fin à cette «schizophrénie religieuse» qui oppose l'âme à la chair. «Nous devrions cesser de nous faire violence à nous-mêmes pour garantir notre salut dans l'au-delà, selon un calcul dont la médiocrité n'a d'égale que la pathologie», renchérit-il.
Ce livre recèle des pages passionnantes sur la nature et les grands défis écologiques auxquels l'humanité est confrontée aujourd'hui. «La nature n'est pas d'un autre ordre que l'humanité. En reconnaissant son état d'osmose avec elle, l'homme prend conscience de sa nouvelle puissance et de sa nouvelle liberté; de sa vocation à partager avec elle son propre destin», soutient Hervé Fischer.
Sans vouloir jouer au prophète de malheur, ce penseur anti-conventionnel, considéré comme le père du multimédia au Québec, est résolument convaincu que l'humanité ne pourra survivre longtemps dans un monde aussi désenchanté. Et, avertit-il, si son Histoire continue à délirer fébrilement dans le non-sens, la violence, l'injustice et la trivialité, il y a tout lieu de craindre qu'elle régresse dans un nouvel obscurantisme.
«Il est d'autant plus important de promouvoir une autre vision du monde, donc une croyance puissante, mais qui puisse, celle-là, nous libérer. Elle ne peut naître qu'avec de nouveaux mythes porteurs des valeurs morales qu'exige notre époque.»
À une époque morose de questionnements lancinants et de grandes incertitudes, où l'humanité et l'homme lui-même sont minés et menacés dans leurs fondements, Hervé Fischer nous propose de tabler sur la valeur la plus simple, la plus convaincante et la plus universelle apte à redéfinir clairement et loyalement le "principe d'humanité": la foi en l'homme. Toute une gageure.
******************* Note perso: Certains prétendent qu'il n'existe aucune solution et se réfugient dans une demande illusoire pour plus de répression tout azimuts, ceci dans un monde où les atteintes à l'envirronement sont telles que le principe même du vivant est menacé. Ils ont tord, la voie de salut est dans ce qui nous tient lieu de philosophie. Les anciennes générations n'ont pas su ou voulu en changer mais il n'y avait alors pas péril en la demeure. Les générations qui viennent n'ont pas le choix si elles veulent seulement survivre. Elles doivent réaprendre le respect, respect de l'envirronement, respect des ressources et respect de l'autre. De nouvelles philosophies seront alors non seulement nécessaires mais tout simplement naturelles. N'en déplaisent aux corrompus d'aujourd'hui qui appellent cela des rêves. ******************** |
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