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Le scabdale des transports nucléaires |
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Anticapitalisme / Antiglobalisation - Antifascisme - Écologie -
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07-12-2005 16:23
Auteur : Dominique_pifpaf
:: : http://www.greenpeace.fr/stop-plutonium/index.php3
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L'exportation des déchets nucléaire est entourée du plus grand secret... au nom de la transparence. En France, 3 personnes de Greenpeace sont convoquées pas la DST. |
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3 personnes de Greenpeace, dont l'ancien Président de l'Association, sont convoquées mardi 6 et jeudi 8 décembre par la Direction de la Surveillance du Territoire (DST) dans le cadre d'une enquête sur des informations liées aux transports de plutonium.
07 décembre 2005 - Paris
La Cour de Cassation a rejeté aujourd'hui le pourvoi en Cassation de Cogema/Areva contre une décision de la Cour d'Appel de Caen du 12 avril 2005 qui l'avait condamnée pour stockage illégal de déchets nucléaires en France.
Après 4 ans de procédure (1), la Cour de Cassation confirme qu'une matière nucléaire sans usage prévu est bien un déchet et rejette de fait la distinction artificielle entre "matière valorisable" et "déchet nucléaire" que Cogema/Areva voudrait imposer.
Greenpeace communiquera sur le détail de la décision et de sa portée dès qu'elle aura pu prendre connaissance en détail des termes de l'Arrêt et l'analyser avec ses avocats Me Alexandre Faro et Me Louis Boré. Une conférence de presse est d'ores et déjà prévue demain à la brasserie le "Bir Hakem" 27 quai de Grenelle Paris 15ème à 14H00.
Pour rappel, l'affaire des déchets nucléaires australiens a commencé en mars 2001. Le tribunal des référés de Cherbourg avait interdit à la Cogema de procéder au déchargement et/ou à l'entreposage des combustibles usés australiens suite à un recours de Greenpeace. Cette décision a été infirmée par la Cour d' appel le 3 avril 2001. Greenpeace alors saisi le juge du fond. Il s'ensuit une longue procédure semée d'obstacles (oppositions systématiques des Procureurs, intervention du Préfet de la Manche qui a soulevé l'incompétence du tribunal...).Finalement condamnée en appel le 12 avril dernier, Cogema s'était pourvue en Cassation et avait obtenu que cette affaire soit jugée en urgence. La décision d'aujourd'hui conclut victorieusement plus de 4 ans de procédures et fixe pour les bases d'un véritable contrôle sur les matières nucléaires stockées en France.
06 décembre 2005 - Paris
3 personnes de Greenpeace, dont l'ancien Président de l'Association, sont convoquées mardi 6 et jeudi 8 décembre par la Direction de la Surveillance du Territoire (DST) dans le cadre d'une enquête sur des informations liées aux transports de plutonium. "Coincé par les débats publics où les citoyens questionnent de plus en plus l'opacité du nucléaire, et alors que Greenpeace continue d'exposer les trafics de plutonium et de déchets d'uranium, l'Etat recourt dorénavant aux services secrets pour protéger une industrie nucléaire hantée par la transparence" , déclare Pascal Husting, directeur général de Greenpeace France.
Le fond du problème, outre la toxicité inégalée et inégalable des déchets nucléaires, est que le site d'entreposage français de la Hague est totalement insuffisant. Plusieurs pays dont la Suisse exportent leurs déchets sur ce site. De grandes parties de ces déchets sont ensuite réexporté vers la Russie.
Cela a commencé dés les années 70, et Greenpeace peut démontrer que depuis lors ce n'est pas moins de 106725 tonnes de déchets radioactifs qui ont transité à travers l'Europe jusqu'en Russie. Ce chiffre ne dénombre que les seuls contrats connus. Il est don probable, vu l'opacité des millieux nucléaires que le chiffre réel est bien plus important.
Une chose est frappante: "Dés les années 70" signifient qu'il y a longtemps que les millieux nucléaires et les politiciens complices qui collaborent en authorisant ces pratiques désastreuses ne connaissent pas de frontières, même pas celles de la guerre froide. De plus, ce qui montre bien le dédain des politiciens, dédains envers ceux qui les élisent, dédain envers la nature, et dédain envers leurs propres lois, de plus, la législation russe interdit toute importation de matériel nucléaire en vue de son entreposage ou de son retraitement.
Ces transports sont effectués de manière irresponsable dans des containers qui ne correspondent même pas aux normes en vigueur pour de tels transports. Et l'entreposage a lieu dans des conditions tout autant scandaleuses et irresponsables. Comme quoi, les responsables de cette gabegie écologique qu'est le nucléaire ne s'embarassent pas de gant: quite à être hors la loi, autant y aller carrément, les bénéfices financiers à court terme n'en serons que plus grand.
Dans les régions de Russie ainsi polluées, de simples pencartes rappellent aux citoyens que la région est polluée et qu'ls n'ont pas intérêt à se livrer à la cueillete des champignons.
Pour légaliser le désastre, les politiciens sont en train de préparer de nouvelles lois:
e trafic international de déchets nucléaires entre l'Europe et la Russie s'établit dans un contexte global plus large : les efforts de l'industrie nucléaire, des gouvernements nationaux et de l'Agence Internationale de l'Energie Atomique (AIEA) pour établir des décharges régionales de déchets nucléaires hautement radioactifs. Le plus avancé de ces projets concerne la Fédération de Russie. Cet effort est conduit par la crise croissante des déchets nucléaires. Le gouvernement russe après des années d'effort, a fait modifié la Loi Atomique en 2000 pour permettre l'importation de combustibles irradiés à des fins de stockage, de retraitement et d'élimination. En mars 2000, Greenpeace avait révélé les détails du plan du ministère russe de l'énergie atomique (Minatom), prévoyant l'importation de 20500 tonnes de combustibles nucléaires usé. La moitié du revenu prévu, estimé à 21 milliards de dollars (US$), serait employée pour la mise en place d'une décharge de déchets hautement radioactifs, le reste, selon Minatom, serait du bénéfice. La Russie bien que cherchant à importer des milliers de tonnes de déchets hautement radioactifs n'a aujourd'hui aucun centre de stockage.
Les pays identifiés par la Russie en tant que clients potentiels, incluent l'Allemagne, la Suisse, et l'Espagne - nations clientes des usines d'enrichissement et de retraitement à travers des contrats commerciaux avec Eurodif, ou Urenco, ou Cogema-La Hague ou une combinaison. Alors que le plan de stockage de déchets hautement radioactifs reste une menace future, les entreprise de ces pays (et d'autres comme eDF) sont déjà responsable d'éliminer une partie de leur déchets d'uranium en Russie.
Complices, la Commission Européenne et l'AIEA cherchent à soulager la peine de l'industrie nucléaire « occidentale » en favorisant une approche régionale pour trouver des sites de stockage et en premier lieu dans les installations nucléaires de la Fédération de Russie en Sibérie.
La Commission a, par exemple, ouvert des négociations pour intensifier les échanges nucléaires entre l'Europe et la Russie, incluant l'exportation de déchets nucléaires hautement radioactifs. L'AIEA a établi une proposition pour des centres multilatéraux du cycle du combustible nucléaire (Multilateral Nuclear Fuel Cycle), incluant des sites régionaux de stockage de déchets hautement radioactifs.
Greenpeace avec des ONGs et une grande majorité de la population russe s'opposent fortement à l'établissement de telles poubelles nucléaires « multilatérales » en Russie.
http://www.greenpeace.fr/stop-plutonium/dechets_uranium.php3 |
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