| |
Campagne pour combattre la gestion globale de la migration.
Quand l'IOM a été fondé en 1951, elle était prévue afin de créer une contre agence au Haut Commissariat aux Réfugiés des Nations Unies (UNHCR).
L'IOM, comme l'organisation internationale pour le travail (l'OIT) a reflété la doctrine de guerre froide et de Truman ; entre autres, elle a joué un rôle dans la fuite des cerveaux du Bloc de l‘est à l'ouest et dans l‘établissement de nouveaux états pro-capitalistes.
Sous la conduite des Etats-Unis, l'IOM, contrairement à l'UNHCR, n'a pas été basé selon des principes humanitaires mais sur des considérations économiques. Sa politique de base ne tient pas compte du bien-être des personnes mais est concerné par le bien-être des économies.
Deuxièmement, son idéologie est basée sur des principes racistes d‘états ethniquement homogènes et de concepts xénophobes.
Dans une ère de globalisation la migration apparaît comme un mouvement social important, allant à l‘encontre du concept impérialiste de zones à coûts de reproduction différenciés. L'IOM a été la mieux préparée pour mettre en application des concepts d'imposition de frontières, nécessaires pour maintenir un tel régime et pour se conformer à de nouvelles formes de gestion neolibérale de la migration.
Aujourd'hui, l'IOM compte 91 Etats membres, ses quartiers généraux sont à Genève, où les assemblées générales ordinaires sont tenues. Son centre technique de coopération (TCC) est basé à Vienne et contrôle l‘Europe du sud, centrale et de l’est, tandis que la politique polonaise est supervisée par le bureau de Berlin. Il y a 19 bureaux secondaires régionaux : le bureau de Bruxelles couvre la coopération avec la plupart des autres gouvernements Ouest-Européens, seulement l'Allemagne et l'Italie ont leurs propres représentations à Bonn et à Rome ; le bureau de Helsinki travaille sur les Pays Baltes ; et le bureau de Budapest couvre l'Europe du sud-est.
Se sont plus de 100 bureaux et représentations qui agissent en tant que 'système d'avertissement de migrations.
Ils espionnent les migrants, des réseaux de migrants et des O.N.G. Ils rendent des rapports à l'UE (Union Européenne) et aux USA et recommandent des actions. Partout où la migration apparaît, de nouvelles politiques de frontière sont érigées et de nouvelles technologies sont introduites sous l'hospice de l'IOM. Elle recommande des politiques hostiles de migration, elle vend le dernier cri de la technologie de contrôle, elle forme des officiers de police et des troupes de frontière pour combattre la migration, elle planifie et établit des postes de contrôle et des camps de détention.
Elle se vante d‘avoir été impliquées dans le mouvement de 11 millions de personnes (sic); en 2000 elle ont facilité le mouvement d'environ 450.000 personnes, dont, dans la plupart des cas, des 'retours ', des 'rapatriements 'ou des 'reclassements '.
Cependant, la direction est fausse et les migrants n‘en veulent pas. La liste de destinations apparaît comme une liste de régions déchirées par la guerre ; les destinations principales étaient le Timor, l'Irak du nord, le Kosovo, l'Angola et l'Afghanistan. Ainsi que des pays comme la Somalie, le Sierra Leone, le Libéria ou le Soudan (peuvent être comprises comme si ces simples gouvernements trouvaient trop difficile de transporter des personnes aussi.)
Les gouvernements nationaux sont appellés 'client' et l'IOM voit son rôle comme un service commercial pour 'le retour volontaire '. Mais le 'volontaire 'ne veut dire habituellement rien d‘autre que: vous êtes détenu et expulsé ou vous acceptez de partir sans résistance. Cela est le plus évident en ce qui concerne les Roms ou les Kosovars qui ont fréquemment résisté contre un tel traitement. L'IOM contribue à casser de telles résistances, arrange le voyage, achète le billet et vous accompagne. En conséquence, le congrès national des Rom appelle l'IOM 'l'ennemi du peuple Rom'.
La réputation de 'mercennaire 'que l'IOM pourrait avoir est une vague couverture pour leur véritable politique. C'est une organisation à double face, visant à gagner la confiance, coopèrant avec et en utilisant des O.N.G. d'une part, mais agissant en tant qu'associé digne de confiance des gouvernements nationaux d‘autre part. Soyez vigilants !
Au sujet de la campagne contre l'IOM
„La migration est un fait, son autonomie n‘a pu et ne peut toujours pas être régulée comme les états et les organismes transnationaux le souhaiteraient.
La migration est une conséquence de l'exploitation économique, de la répression politique et de la guerre, mais également de l'intérêt légitime des personnes de trouver de meilleures ou de différentes conditions de vie."
Au 6ième Noborder camp (camp aux anti-frontières et antiracistes), qui aura lieu à Cologne en Allemagne du 31 juillet au 19 août 2003. Nous vous proposons de nous rejoindre afin de poursuivre la campagne contre l'IOM, nous plaidons en faveur de l'autonomie de la migration, et visons une des plus importantes institutions, responsable de l'exécution de la politique globale de gestion de la migration. Le rôle de cette première édition d'un bulletin d‘info est d‘exposer le rôle et la fonction que l'IOM joue dans l‘application de cette politique dominante et répressive de migration. Au camp à Cologne, nous vous présenterons la campagne et de ce fait espérons que vous et d‘autres groupes se joindront à la campagne dans les prochaines semaines.
Sous le slogan "contre la gestion globale de migration - pour la libre circulation", le réseau européen antiraciste 'noborder' appelle à des jours d‘actions internationales décentralisées à certaines dates précises.
Dans ce contexte, des groupes de différents pays projettent déjà des rassemblements et d'autres actions devant des représentations de l'IOM.
Nous croyons que viser l'IOM est la meilleure façon de débuter pour lancer une campagne contre la politique internationale du contrôle de la migration. Non seulement pour des raisons politiques, dans ce cas la CIG ou l'EU représenteraient la même importance. Mais en raison de leurs réunions annuelles, leurs nombreux bureaux, leur présence internationale, leur réseau étendu de stations sismographique , l'IOM semble le plus vulnérable. En raison de leur grand réseau de représentations qui peuvent être visées mais également le rôle crucial de la coopération de l'IOM avec des O.N.G. elle est une cible valable, dans le but de casser cette coopération.
Une façon de le faire, est de montrer que l'IOM, en contradiction avec l'image d‘elle-même qu‘elle dépeint à d'autres organismes de migration et aux O.N.G. humanitaires. Elle n'est en fait pas une agence mercenaire, mais agit au nom des intérêts d'état seulement. Leur fausse image pourrait être efficacement minée avec une campagne révélant son vrai visage.
Nous croyons donc qu'il y a de fortes chances de repousser l'IOM, au moins dans ces projets, qui sont évidemment et fortement impliqués dans l‘établissement de contrôle des frontières, et donc, dans l‘établissement d‘une politique de frontière bien plus répressive.
Le réseau NO BORDER !
http://www.noborder.org/iom/index.php Traduit par Z&Y
|
|