Startseite | Gemeinsame Startseite | Publizieren! | Feature Archiv | Newswire Archiv | Trasharchiv


Über Indymedia.ch/de
Indymedia-Café
Editorial Policy / Moderationskriterien
Über Sprache sprechen - Sexismus in der Sprache
Wie kann ich auf Indymedia.ch publizieren / Allgemeines zu Medienaktivismus
Kontakt
Wiki
Mailingliste
Medienaktivismus
Gedanken zu Provos & Fakes
Links









 
www.indymedia.org

Projekte
print
radio
satellite tv
video

Afrika
ambazonia
canarias
estrecho / madiaq
kenya
nigeria
south africa

Kanada
london, ontario
maritimes
montreal
ontario
ottawa
quebec
thunder bay
vancouver
victoria
windsor

Ostasien
burma
jakarta
japan
korea
manila
qc
saint-petersburg

Europa
abruzzo
alacant
andorra
antwerpen
armenia
athens
österreich
barcelona
belarus
belgium
belgrade
bristol
brussels
bulgaria
kalabrien
croatia
cyprus
emilia-romagna
estrecho / madiaq
euskal herria
galiza
deutschland
grenoble
hungary
ireland
istanbul
italy
la plana
liege
liguria
lille
linksunten
lombardia
london
madrid
malta
marseille
nantes
napoli
netherlands
nice
northern england
norway
nottingham
oost-vlaanderen
paris/île-de-france
patras
piemonte
poland
portugal
roma
romania
russia
sardinien
schottland
sverige
switzerland
thorn
toscana
toulouse
ukraine
großbritannien
valencia

Lateinamerika
argentina
bolivia
chiapas
chile
chile sur
brasilien
sucre
colombia
ecuador
mexico
peru
puerto rico
qollasuyu
rosario
santiago
tijuana
uruguay
valparaiso
venezuela

Ozeanien
aotearoa
brisbane
burma
darwin
jakarta
manila
melbourne
perth
qc
sydney

Südasien
india
mumbai

Vereinigte Staaten
arizona
arkansas
asheville
atlanta
austin
austin
baltimore
big muddy
binghamton
boston
buffalo
charlottesville
chicago
cleveland
colorado
columbus
dc
hawaii
houston
hudson mohawk
kansas city
la
madison
maine
miami
michigan
milwaukee
minneapolis/st. paul
new hampshire
new jersey
new mexico
new orleans
north carolina
north texas
nyc
oklahoma
philadelphia
pittsburgh
portland
richmond
rochester
rogue valley
saint louis
san diego
san francisco
san francisco bay area
santa barbara
santa cruz, ca
sarasota
seattle
tampa bay
tennessee
united states
urbana-champaign
vermont
western mass
worcester

Westasien
armenia
beirut
israel
palestine

Themen
biotech

Intern
fbi/legal updates
mailing lists
process & imc docs
tech
volunteer
 
 :: Contre obsession religieuse raciale - fabrique du « musulman ::
 Themen | Anti-Kapitalismus/Globalisierung | Antifaschismus 21-06-2017 14:10
AutorIn : Nedjib Sidi Moussa
Nedjib Sidi Moussa, docteur en science politique, revient à travers son ouvrage « La fabrique du musulman, essai sur la confessionnalisation et la racialisation de la question sociale » (paru en janvier aux Éditions Libertalia) sur les processus, qui, depuis une quinzaine d’années, ont conduit à la formation de groupes, toutes tendances idéologiques confondues, obsédés par le fait religieux ou racial. Une monomanie qui, selon l’auteur, tend à occulter la réalité sociale fragile de la France de 2017.

 http://theconversation.com/la-fabrique-du-musulman-71508


Ce texte ne constitue ni une réplique à un essai controversé auquel des réponses ont déjà été apportées ni une réaction aux effroyables attentats de 2015. Il s’inscrit dans la continuité des interrogations de l’auteur – alors jeune marxiste – ainsi formulées en janvier 2005 :

« N’est-on pas en train de tout mettre en œuvre pour séparer le prolétariat français d’origine algérienne – à commencer par sa jeunesse – du reste du prolétariat de France ? Et, donc, se servir de ce groupe pour faire exploser la classe ouvrière, ses organisations et ses conquêtes ? »

Si l’inquiétude initiale demeure, les termes du débat ont pour partie changé durant la dernière décennie, essentiellement en raison de l’activité propagandiste des diverses chapelles de l’extrême droite combinée à la reconquête de l’espace public par les religieux de toutes obédiences. Face à cette offensive nationaliste et cléricale, certains segments de la « gauche de la gauche » ont contribué, à leur échelle, par leurs prises de position ou leurs alliances, à mettre l’accent sur les préoccupations identitaires au détriment de la question sociale.

Au raidissement qui, sous couvert de « laïcité », propage dans toute la société un discours xénophobe via les médias de masse, a répondu une attitude défensive chez une certaine gauche incapable d’articuler anticapitalisme, antiracisme et anticléricalisme. Comme s’il fallait éviter de froisser la « susceptibilité culturelle » d’une population exposée à un racisme débridé – qu’on ne saurait nier surtout quand on le vit au quotidien – mais qui est aussi travaillée depuis plusieurs années par des forces obscurantistes et réactionnaires.

Dans la France de 2017, et sans doute pour les années à venir, chaque individu épris de liberté est ou sera sommé de choisir son camp :

celui des « intégristes républicains »
contre celui des « islamo-gauchistes ».

Car la nuance n’apparaît plus de mise dans ces affrontements faussés, où les enjeux se trouvent souvent réduits à des joutes numériques en 140 caractères ou à un éventail d’émotions limité à six images. Le rapport de force, notamment virtuel, apparaît favorable au premier bloc.

Cela ne doit toutefois pas conduire à sous-estimer, dans cette conjoncture, le rôle crucial du mouvement ouvrier, de ses institutions, maisons d’édition ou médias. En dépit de sa faiblesse et de son éclatement, cette famille politique demeure un pôle d’attraction pour des milliers de personnes. Elle peut en influencer des millions d’autres qui veulent lutter contre l’exploitation et la domination d’un ordre injuste car il s’agit d’une nécessité pour des pans entiers de la population laborieuse. Mais elle peut aussi les conduire à une impasse tragique.

Des secteurs de la gauche radicale ont encore la capacité d’orienter des débats, d’impulser des dynamiques, de favoriser des regroupements afin d’éviter la lutte de tous contre tous sur des bases ethnoculturelles. Cette famille politique doit comprendre la situation intenable faite aux progressistes ou révolutionnaires originaires de pays dits arabo-musulmans qui, d’un côté, subissent le racisme de plein fouet et qui, de l’autre, font les frais d’un certain « orientalisme à rebours » qui sévit des colloques universitaires aux organisations politiques.

Bravant l’autocensure en raison des pressions de leur entourage ou la censure de certains de leurs compagnons de lutte, ces individus, que l’on appelle aujourd’hui « musulmans », réclament l’égalité. Ils revendiquent aussi le droit de s’exprimer en toute liberté, sans craindre le chantage à l’instrumentalisation, sans nier les divergences qui doivent être débattues en toute sérénité mais avec clarté. Ils rejettent encore les prisons idéologiques dans lesquelles on veut les enfermer.

L’Institut Montaigne a publié une étude sur l’islam français dont les résultats ont été abondamment commentés, sans un mot sur sa méthodologie. Les « musulmans » interrogés étaient des « personnes se déclarant de confession musulmane ou ayant au moins un parent musulman ». L’enquête reposait sur « un échantillon spécifique de personnes musulmanes ou de culture musulmane ; elles représentent 1 029 individus, parmi lesquels 874 se définissent comme musulmans ». Tout devient possible en matière de musulmanologie…

L’auteur de cet essai n’a pas choisi son nom qui lui a été donné à sa naissance survenue en 1982 à Valenciennes. C’est dans cette région industrielle qu’avait trouvé refuge, vingt ans plus tôt, une famille algérienne composée d’indépendantistes privés d’indépendance, de révolutionnaires frustrés de leur révolution, de patriotes éloignés de force de leur patrie, et cela en raison de leur fidélité à Messali Hadj. Ceci permettra peut-être de questionner le flou de l’expression « issu de la colonisation », en vogue dans certains milieux.

Si l’auteur savait, dès son enfance, qu’il ne serait guère plus qu’un « Français de papier », il comprenait aussi qu’il y avait une grande différence entre les « bourges » et ses camarades de tous horizons qui partageaient la même condition d’enfants de prolétaires. Certains de ses amis, rencontrés sur les terrains de football, lui renvoyaient l’image d’un « intello ». C’était bien la moindre des choses quand on répétait à la maison qu’un Arabe ne pouvait pas se payer le luxe d’être deuxième de la classe. Surtout quand on a la révolte pour seul héritage.

En rédigeant cet avant-propos, l’auteur appartient toujours à la masse des travailleurs précaires de l’Enseignement supérieur et de la recherche. En trente-quatre ans d’existence, il a davantage vécu sous le seuil de pauvreté qu’au-dessus. Désormais, il a la sensation d’être pris entre le marteau de la confessionnalisation et l’enclume de la racialisation. Par ailleurs, il sait que son statut de « binational » n’a pas bonne presse de l’autre côté de la Méditerranée, même si cela ne l’empêche pas de s’y exprimer quand l’occasion lui est offerte.

Cet essai vise à appuyer l’émancipation de tous les exploités. Il fait écho aux discussions en cours dans le milieu libertaire, notamment au sujet de l’intersectionnalité, tout en demeurant réservé quant aux déclinaisons féministes des projets islamique ou « décolonial ». Et il refuse les alternatives fallacieuses telles qu’exprimées par un « islamo-gauchiste » et ancien permanent communiste : « Je préfère un prêtre qui combat le colonialisme à un athée favorable à l’Algérie française. »

Il n’y a pas lieu de hiérarchiser la lutte contre les rapports de domination – à condition de ne pas trouver là un prétexte pour évacuer la question de l’exploitation économique. Nous ne pouvons choisir entre différentes oppressions qui apparaîtraient plus ou moins acceptables selon qu’elles sont véhiculées par l’État ou la société, le centre ou la périphérie, les dominants ou les dominés, les Occidentaux ou les Orientaux, les « Blanc-he-s » ou les « racisé-e-s ». On ne doit pas accepter sans critique des notions porteuses d’ambiguïté.

Faisons plutôt en sorte qu’il nous soit permis de préférer, aux obscurantismes anciens ou nouveaux, les quatrains d’un épicurien sceptique :

« Au printemps, sur la berge d’un fleuve ou sur le bord d’un champ,
Avec quelques compagnons et une compagne belle comme une houri,
Apportez la coupe… ceux qui boivent la boisson du matin
Sont indépendants de la mosquée et libres de la synagogue. »
 :: 7 Inhaltliche Ergänzungen : > Ergänze diesen Artikel (.onion )
  La fabrique de « l’islamo-gauchiste »
21.06.2017 15:02  
Ils sont de nouveau là, les « anti-racialisateurs » contre la « racialisation de la lutte des classes », il faut croire que leur propagande n’a pas convaincu grand monde pour qu’ils s’acharnent à ce point, comme si toute leur triste vie se résumait à ça !

Ils envoient même les grosses pointures :

 https://lignesdeforce.wordpress.com/2017/01/17/la-fabrique-du-musulman-contre-la-racialisation-et-la-pietisation-de-la-lutte-des-classes/

On ne va pas chercher les motivations RÉELLES qui animent les « anti-racialisateurs », le combat des chefs pour savoir qui sera plus radical que l’autre, il s’agit de dénoncer les concepts de racialisation et de racialiste, qui ont remplacé toute réflexion par l’insulte et la calomnie.

Pour en finir avec le terme « racialisateur »

Face à l’émergence politique de la question raciale en France, on peut voir se dégager plusieurs types de réponses de gauche, qui ont toutes en communs d’être des d’avatars « respectables » d’un même discours raciste. Un même discours raciste qui fait des immigrés et des fils d’immigrés des facteurs de division et qui justifie leur invisibilisation, donc leur exclusion de la sphère politique.
Mais c’est encore le raciste Alain Soral qui synthétise le mieux ce discours, citons le donc ici :

« Le regroupement familial ne fut pas une naïveté humaniste de grand bourgeois qui plane, mais un projet pervers, dégueulasse : transformer les banlieues rouges à très forte conscience et solidarité de classe (avec un PCF à 30 %) en banlieues beurs.
Car on ne dira jamais assez à quel point la maghrébisation, l’africanisation, la tiers-mondisation de la France ont fait baisser vertigineusement le niveau de civisme et de civilité de la population française. » [1]

Alain Soral, peu soucieux de parler d’exploitation et de restructuration du capitalisme et de l’organisation du travail, met sur les dos de l’immigration la détérioration de la conscience de classe. Discours raciste- populiste classique dira t- on, mais pourtant ce discours n’est pas cantonné à l’extrême- droite si l’on y regarde de plus près. Nous allons voir comment cet argument de la division, au cœur de ce discours, est repris à gauche, et même à l’extrême- gauche sous des formes respectables.

Le discours humaniste social- démocrate [2] fait du racisme une cause morale abstraite, soluble dans un grand fourre- tout qui regrouperait indistinctement toutes les formes de dominations, réduites à de simples discriminations [3] et les dépolitise ainsi en empêchant de les analyser dans leurs spécificités respectives.

Il est assez proche, finalement, du discours anarchiste- individualiste à ce sujet, dans la mesure où l’anarchisme individualiste ne s’est ouvert ni à la critique de l’économie politique (comme les communistes- libertaires), ni aux sciences- sociales : dépourvue de méthode et de critique de la méthode, ce courant est donc resté bloqué au paradigme de la philosophie des Lumières et sa réflexion est essentiellement moraliste.

De façon assez parlante, l’anarchisme-individualiste et la sociale- démocratie ont également en commun le fait d’être les courants idéologiques les plus virulents contre la non-mixité politique, allant jusqu’à la comparer au fascisme [4]. […]

Ce ne sera jamais que la centième attaque contre les racisé-e-s, avec les mêmes mensonges, les mêmes amalgames et le même autoritarisme menaçant :

Extraits :

« La race, comme si vous y étiez ! s’inscrit dans une perspective simple : CONTRER la tentative de réimplantation et de promotion des logiques raciales, philoreligieuses, communautaristes et identitaires avançant sous pavillon antiraciste et DÉBLAYER LE TERRAIN pour ouvrir des possibilités de perspectives subversives et révolutionnaires qui permettront de s’y OPPOSER. » C’est une véritable déclaration de guerre contre les racisé-e-s relayée par les habitués de la provocation :

 https://www.non-fides.fr/?Parution-La-race-comme-si-vous-y-etiez-Une-soiree-de-printemps-chez-les-5177

Ces racistes cherchent l’affrontement et viennent se plaindre qu’on ne reste pas cools. Pourquoi pas leur faire des bisous tant qu’on y est ? Ils sont en train de tester jusqu’où ils pourront aller dans la provocation pour ensuite jouer les victimes.

On ne croyait pas voir développer à ce point les idées et les méthodes de l’extrême droite dans un milieu se réclamant de l’anarchisme !

Nous ne nous laisserons pas intimider par les anti-racialisateurs

Depuis plus d’un an une campagne politique acharnée et réactionnaire est menée par les « anti-racialisateurs ». Diffusion de textes, brochures, émission de radio, collage, perturbations.

Ielles ont la prétention (et le culot) de se présenter en fins connaisseurs des mouvements politiques qui luttent contre le racisme et comme si ces questions politiques leurs tenaient vraiment à cœur.

S’autoproclamant comme les vrais révolutionnaires et les vrais anti-racistes, ielles sont parties en croisade pour défendre la pureté de l’idée révolutionnaire contre l’ « idéologie racialiste » (qu’ielles ont inventé de toute pièce), qui serait en train de s’infiltrer dans « les organisations et milieux politiques qui vont de l’extrême gauche jusqu’aux libertaires ».

Cette prétendue « idéologie » n’apporterait que du confusionnisme et serait le symptôme de la perte de perspectives révolutionnaires. Elle ferait infiltrer dans ces milieux des idées racistes (camouflées en progressistes), à travers l’utilisation de mots et catégories qui viennent du pouvoir (« race ») ou de leurs dérivés (comme « racisé-e », etc), et qu’on devrait donc rejeter en bloc si on est des vrais.

Ielles essaient de nous faire croire que toutes les personnes qui utilisent ces mots sont pareilles et défendent le même discours. Elles sont toutes racistes. Des ennemies à combattre et à éliminer des milieux qui se veulent révolutionnaires. […]

 https://nantes.indymedia.org/articles/36245


AutorIn: anti-troll
  « La Fabrique du musulman » : un défaut de conception
21.06.2017 15:04  
La Fabrique du musulman est un court essai qui tente de trouver des coupables au glissement de l’objet politique « ouvrier maghrébin » à celui de « jeune musulman de banlieue ». Il attaque violemment, parmi d’autres, Alternative libertaire. Tentative de mise au point.

Le petit livre de Nedjib Sidi Moussa, La Fabrique du musulman [1], se veut un « essai sur la confessionnalisation et la racialisation de la question sociale », mais il reflète une vision sombre et pessimiste de l’état de la lutte antiraciste. Si nombre de faits et de déclarations cités par Sidi Moussa sont justes et méritent d’être questionnés voire dénoncés, tout le livre est unilatéralement à charge. Il tombe dans les mêmes excès caricaturaux que celles et ceux qu’il dénonce. […]

Visant l’association Maman toutes égales, l’auteur tente l’exécution en indiquant que la porte-parole du PIR en serait la porte-parole. Mais cela peut-il suffire à répondre au fait stupide de l’exclusion des mamans qui portent un voile pour accompagner les sorties scolaires ? Il ne nous dit pas si ces exclusions étaient ou non racistes et/ou islamophobes, terme qu’il récuse évidemment comme étant le cheval de Troie des islamistes réactionnaires. […]

Enfin, il n’est guère sérieux de délégitimer le concept d’« antiracisme politique » par une pirouette en énonçant que tous les antiracismes sont politiques alors que l’antiracisme politique se construit justement contre l’antiracisme « moral » qui tente de dépolitiser ce combat.

Pour faciliter la démonstration, l’auteur se livre en effet à toutes sortes d’amalgames, mais aussi à la très policière méthode consistant à te rendre complice du livre de X parce que tu as signé une pétition ou participé à un colloque où X était présent. Sidi Moussa utilise à l’envi ce concept très stalinien du « complice objectif ». Un grand complot relie donc les islamistes radicaux, les petits patrons du communautarisme halal, les racistes et les « islamo-gauchistes » qui sont sa cible principale, n’ayant pas peur de reprendre ce concept confus que le camp révolutionnaire devrait laisser à l’extrême droite.

Par-delà ces faiblesses, c’est l’angle d’attaque du livre qui est erroné. Alors qu’il propose d’en revenir aux fondamentaux de la lutte des classes et du matérialisme historique, Sidi Moussa nous propose une lecture totalement politiste, où douze apôtres de l’« islamo-gauchisme » seraient responsables de l’effondrement de la conscience de classe et de l’effacement de l’ouvrier maghrébin au profit du jeune musulman. Comment croire à ce conte de fées ?

La question est bien évidemment inverse : comment l’effondrement de la conscience de classe a permis le surgissement de forces réactionnaires adossées à la religion et provoqué les errements de quelques courants toujours pressés de dénicher le nouveau sujet révolutionnaire. Dans les années 1970, l’ouvrier maghrébin était d’ailleurs déjà, pour certains, ce nouveau sujet, la classe ouvrière « française » étant disqualifiée pour son apathie stalino-réformiste aux yeux de certains courants de la gauche... mais ça, l’auteur n’en a pas la mémoire ! […]

 http://www.alternativelibertaire.org/?Critique-Contre-le-racisme-restons


AutorIn: AAA
  -
22.06.2017 23:57  
voilà le retour du troll islamo-gauchiste racialisateur qui ne comprend pas que ces points de vue sont réacs


AutorIn: -
  Casse toi Georgev
23.06.2017 12:09  
On reconnait bien la les spams du copié collé humain 2.0 le troll antisémite toulousain en voie de décomposition Soralienne avancée, l'ex anar Elisée Georgev qui adore aller puiser ses sources sur des sites staliniens et complotiste tels que le grand soir ou encore investig'action de Michel Collon.

Elysée Georgev alias Hyma Gribouilledingue qui de part sa politique de campagne d'insultes et de spams à largement contribué à la fermeture d'Indymedia Toulouse. Dont il a littéralement épuisé l'équipe de modération, dommage d'ailleurs que les listes indymedia n'existent plus il y avait des interventions de ce taré pas piquée des hannetons.

Grosse risée du monde militant Toulousain depuis des années, ce gros bolosse correcteur de presse de son état. (Pour la presse bien bourgoise il va sans dire) sévit aussi dans un groupuscule de cinq clampins nommé Collectif Palestine Volvreste basé dans le village de Montbrun Bocage un patelin bien gentrifié de la Haute-Garonne 31.

On peut le voir a l'œuvre ici dans cette vidéo a partir de la minute 5,40 c'est le gros bollose binoclard avec le bonnet noir surnommé le Cra Cra de Montbrun Bocage.

 https://lejournaldemontbrun.wordpress.com/2011/02/18/soiree-de-solidarite-palestine-volvestre/

 https://www.youtube.com/watch?v=lhQgYa8aGXE

Pas étonnant donc que ce bollosse viennent spammer des articles pro et anti racialistes ici, puisqu'il faisait déjà ça à l'époque de feu indymedia Toulouse ou il s'envoyait ses propres commentaires sionistes pour se faire passer pour une victime de sa propre connerie.


AutorIn: AFAB
  .
24.06.2017 02:10  
Si le troll pouvait nous expliquer l'origine de l'image de

- femme voilée & fleur de lys inversée -


Car les recherches images sur le net donnent des sites d'extrême-droite québecois


AutorIn: .
  Déjouer les manipulations d’un cyberactiviste néo-con
29.06.2017 14:20  
Au vu de l’ensemble de ces données, il apparaît indubitable que vous pouvez faire votre deuil de toute tentative de communication idéale avec un néotroll. Par conséquent évitez de perdre trop de temps dans vos explications. Cet adepte de la pensée unique n’a pas l’intention d’écouter autre chose que les idées conformément admises même si vos réponses sont parfaitement argumentées.

Rappel : Selon wikipedia, en argot Internet, un troll caractérise ce qui vise à générer des polémiques. Il peut s’agir d’un message (par exemple sur un forum), d’un débat conflictuel dans son ensemble, ou de la personne qui en est à l’origine. Ainsi, « troller », c’est créer artificiellement une controverse qui focalise l’attention aux dépens des échanges et de l’équilibre habituel de la communauté”.

Si vous êtes féru de débats contradictoires en lien direct avec l’actualité politique, il vous est probablement arrivé de participer à quelques discussions sur les réseaux sociaux et les forums. Alors vous avez pu mesurer à quel point il était devenu difficile de pouvoir dialoguer cordialement. Vous vous êtes peut-être rappelé qu’initialement, dans les années 2000, les forums avaient été conçus pour échanger des idées sur des thèmes déterminés au préalable sous la forme de listes de “topics” administrés par des “modérateurs”… mais qu’aujourd’hui ces mêmes forums étaient devenus le plus souvent des zones de railleries où se diffusent de manière péremptoire des accusations infondées contre une personne ou un groupe de personnes. Et une fois injuriés, les individus ciblés n’ont que très peu de pouvoir de rétorsion à opposer à leurs détracteurs car il se trouve qu’ils sont déjà fustigés dans de nombreux médias, toujours lorsque leurs idées sont plus ou moins éloignées des préjugés officiels.

Puis cet état de fait vous a le cas échéant amené à vous poser les questions suivantes : “Qui sont ces militants qui s’expriment avec autant de véhémence sans jamais daigner répondre à une question précise ?” “Sont-ils vraiment de bonne foi ?” “Pourquoi usent-ils de sophismes qui peuvent se résumer à ces quelques mots : “le bien c’est nous, le mal c’est vous » ? Et si vous observez les sujets abordés, ”Quel intérêt ont-ils à relayer sur internet les campagnes de diabolisation instrumentalisées de toutes pièces par les gardiens du néo-libéralisme ?” ou encore “Comment se fait-il qu’ils développent autant d’arguments en adoptant des comportements qui manquent totalement de logique ?”

Pour essayer d’apporter quelques réponses à ces questions, nous avons tenté de décrypter et lister les différentes attitudes qui indiquent dans un fil de discussion la présence d’un ou plusieurs trolls de cette espèce particulière, dont nous allons montrer qu’en fait, elle appartient à la nébuleuse néo-cons. Pour la commodité de la démonstration, nous les appellerons tout simplement les “néotrolls”.

Les caractéristiques du “néotroll”




Manipulateur sans vergogne : Dans son système, la mauvaise foi est une prérogative, aussi pour parvenir à ses fins le néotroll a recours à de multiples stratégies. Par exemple, il fixe l’attention sur un mot dérisoire afin d’éviter de répondre à une question embarrassante. Ou encore, quand ils lui sont défavorables, il n’hésite pas à banaliser les sujets sensibles. Ayant pour objectif de pervertir le débat, chacun de ses commentaires est une nouvelle occasion de vociférer.

Harceleur impénitent : Sa technique bien choisie de type trolling est délibérément narquoise. Son but ? Provoquer chez l’interlocuteur une réaction émotionnelle et ainsi le disqualifier en isolant un mot ou une petite phrase que ce truqueur arrive toujours à caricaturer.

Adversaire déloyal : En géopolitique, bien qu’il s’en défende, le néotroll est constamment aligné sur le positionnement “atlantiste”. Il approuve la totalité des guerres impérialistes dont l’agenda récent fut défini par les faucons de l’administration de George Bush, cette stratégie belliqueuse qui sera par la suite totalement entérinée par la grande majorité des libéraux occidentaux.

Ainsi, même à l’issue d’une opération militaire israélienne de grande envergure telle que l’Opération Plomb Durci (“Cast Lead”) entre Noël 2008 et l’investiture d’Obama le 20 janvier 2009, le néotroll fini toujours par vous dire que les torts sont partagés dans le conflit israélo-palestinien. Le HAMAS est alors le grand méchant loup de service que le néotroll utilise pour appuyer son raisonnement biaisé. Nous retrouvons cette méthode ( “on ne négocie pas avec …” ) qui bien sûr a pour but de maintenir le statu quo, dans les discours de George Bush et de Benjamin Netanyahu. Du reste, cette rhétorique est utilisée par la totalité des théoriciens néoconservateurs :

“Pourquoi Israël ne doit jamais négocier avec le Hamas” (Mohamed Sifaoui).

« On ne peut pas reconnaître un Etat palestinien avec le Hamas aux commandes« (BHL).

“Propalestinisme, endoctrinement islamiste et judéophobie en France” (Pierre-André Taguieff).

Bluffeur invétéré : A l’instar de ses illustres modèles que sont BHL, Fourest, Taguieff, Sifaoui, Finkielkraut, Kouchner etc., et même quand il n’a pas une seule carte majeure dans les mains, le néotroll ne se démonte pas. Pour l’essentiel, son bluff s’appuie sur l’utilisation d’arguments – épouvantails. Par exemple “confusionnistes”, “rouges bruns”, “conspirationnistes”. Ces petits mots bien connotés lui permettent de jeter l’anathème sans jamais avoir à s’expliquer, provoquant ainsi la clôture définitive des échanges.

Néocon/néocorbeau : Il recherche constamment le contrôle du débat par la culpabilité.

Aussi, afin de multiplier les coups bas, le néotroll a souvent recours à des documents anonymes et non sourcés. Polémique, médisance, pures rumeurs et accusations violentes sont les ingrédients redondants de sa propagande. Sa rhétorique bien rodée finit toujours par atteindre le point Godwin. [Le point Godwin est le principe tiré de la règle qui porte le même nom dite “loi de Godwin ». Cette idée fut conceptualisée en 1990 par l’avocat Mike Godwin. Selon lui « Plus une discussion en ligne dure longtemps, plus la probabilité d’y trouver une comparaison impliquant les nazis ou Hitler est probable ». Godwin pense que l’omniprésence de ces comparaisons a pour conséquence de banaliser l’Holocauste]. Dès lors la diabolisation atteint son point culminant et l’offensé se voit reprocher par une méthode d’extrapolation généralisée des sympathies pour le fascisme. Un martelage en boucle qui se traduit par des affirmations du style : » Il emploie les mêmes mots que l’extrême droite”. Ou encore : “Savez vous qu’il était présent à une manifestation où nous avons pu également dénombrer quelques membre du FN ? C’est bien la preuve qu’il en fait partie !” Cette emphase usée et abusée ne varie jamais d’un iota.

Indigné sélectif : Le néotroll comme nous venons de le voir s’est donc spécialisé dans le commérage, les amalgames et les procès d’intention. Ceci étant, il est moins loquace voir même carrément muet quand il s’agit d’aborder certains sujets sensibles qui pourtant si l’on en croit ses prétentions devraient concentrer toute son énergie. Par exemple, il ne dit jamais un mot sur les liens entre les gouvernements occidentaux et le nouveau pouvoir d’Ukraine qui utilise des groupe para-militaires ouvertement néonazis. De plus si notre néotroll se montre toujours très généreux en affirmations quand il s’agit d’associer la lutte contre l’impérialisme à un acte d’allégeance à Milosevic, Kadhafi ou à présent Assad, il reste très avare en informations sur les partenariats économiques et militaires qui unissent les différents pays membres de l’OTAN aux pétromonarchies héréditaires du Golfe qui comme nous le savons sont des « modèles démocratiques ». Arabie saoudite : un jeune de 21 ans risque la décapitation

Tolérant seulement pour lui même : Le néotroll a la fâcheuse habitude d’amalgamer ses contradicteurs avec des personnalités stigmatisées au préalable par les grands médias. Entre autres nous retrouvons Poutine, Arafat, Chavez, Ahmadinejad que le néotroll fusionne, point Godwin oblige, à Hitler, puis suivent dans ses déclinaisons, dans cet ordre ou un autre, Le Pen, Staline, Hamas, Hezbollah, PCF, Bricmont, CGT, Chouard, Mélenchon, Lordon, Dieudonné, Meyssan, Todd, Sapir et Onfray depuis quelques temps, etc.

Voici par exemple un “message de néotroll type” posté sur le forum d’un site ordurier « Les morbacks véners » , prétendument à gauche mais formellement spécialisé dans l’insulte, la menace et les amalgames. Un militant néocon se fait appeler « nomore ». Le 27 mars 2014 à 10:52, en réponse au message d’un autre participant à ce forum, « nomore » écrit :

“Vu la réaction de « Red Star » nous avons probablement affaire là, à un de ces débris stalinoïdes genre PRCF-Mpep-Cgt bas du front du nord-CNR 2.0-Comite Valmy qui sont aussi de grands admirateurs de démagogue-Natio-productiviste Mélenchon et de son « Front de Gauche » et de temps à autres des grands amis des « constituants » regroupés autour du duo de « Gauche Alter » des Chouard-Lordon . Un « Front de gauche » un PCF et un « Mouvement pour la paix » que ça n’a pas gêné le 29 août 2014 dernier de « Manifester contre l’intervention militaire en Syrie » place des innocents à paris aux coté des pires chabihas Bacharistes de l’ambassade de Syrie en France, des fachos de la « dissidence », de la négationniste Ginette Skandrani , du « Cercle des Volontaires » et de divers autres soraliens et fracassés du bulbe conspirationnistes. (…)”

Nous vous épargnons le reste du message, qui n’apporte vraiment rien de plus.

Bref, « nomore » nous propose une “ratatouille façon Maître Taguieff” qui consiste à salir un maximum de gens qui n’ont rien à voir les uns avec les autres en les réunissant dans un minimum d’espace. Dès lors, « exigeant pour les autres, indulgent pour moi-même » pourrait être la devise du néotroll, qui lui n’est jamais très regardant sur la qualité de ses propres sources. Rappelons que Conspiracywatch et Confusionnisme.info sont les deux sites principaux auxquels s’abreuve l’ensemble de la nébuleuse néocon/néotroll. La source principale Conspiracywatch, est animée par Rudy Reichstadt, ce dernier fait la jonction entre la droite néocon islamophobe et la pensée ultra-libérale. En bref, Monsieur Reichstadt est toujours “du côté du fric et des bombes”. La source secondaire Confusionnisme.info est animée par Ornella Guyet qui en complément de ses annonces putrides, distille jusqu’à plus soif les rapports douteux de Monsieur Reichstadt. Au final, les deux sites, sous couvert de lutte contre le « conspirationnisme », relaient de façon permanente la propagande guerrière occidentale sur internet et dans les médias. A cela se rajoute une multitude de sites aussi primaires qu’anecdotiques qui pour obtenir un semblant de véracité rééditent les pseudo-analyses des deux sites pilotes.

Néocon /néomanichéen : En 2001 George Bush dans un discours post 11-Septembre empreint de religiosité promettait une vengeance « du bien contre le mal ». De la doctrine Bush, le néotroll a surtout conservé la violence et le manichéisme. Dans la narration néotroll le diable qui était constamment sous-entendu dans les sermons de Bush, est remplacé par les termes « fachos” , “conspi”, ou encore “rouge brun « . Et nous avons vu plus haut dans le billet comment ces labels étaient attribués. Cependant la toxicité de ces expressions vient du fait que répétées en boucle elles ont fini par déboucher sur des formules toutes faites qui se suffisent à elles-mêmes. Pour exemple : « Pas de quartiers pour les fachos« – “Conspis hors de nos villes » s’écriait l’égérie de la nébuleuse néotroll Ornella Guyet. Ces deux exemples d’affirmations péremptoires, qui de surcroît encouragent le lynchage, illustrent parfaitement le manichéisme néotroll.

Résumons ! Semblable à une toxine hautement pathogène, le neotroll diffuse sa malveillance principalement sur les forums consacrés aux questions de macroéconomie et de politique internationale. Le néotroll est dépourvu de sens moral. La calomnie est son principal attribut. Il est au service d’une stratégie perverse qui justifie la guerre au nom des droits de l’homme. Il martèle sans cesse les mêmes inepties tirées de sources plus que douteuses. Son indignation est paradoxale. Convaincu de son bon droit, il peut aller jusqu’à préconiser la violence.

Se défendre en connaissance de cause

A présent que nous avons repéré le “militant néocon catégorie troll”, la question est de savoir comment lutter efficacement contre lui ?

1. Pour éviter qu’il ne dévore toute votre énergie, ne prenez pas plus de cinq minutes à lui répondre.

2. Pour aller plus vite utilisez la presse de masse qui bien que l’information y soit diluée, représente quand on prend le temps de varier les sources une très bonne base de données. Exemple : Un jour dans Haaretz un autre dans le Telegraph le surlendemain avec le New York Times, et ainsi de suite… vous pouvez même de cette façon descendre jusqu’àL’Express c’est vous dire !

3. Très succinctement vous pouvez aussi rappeler à notre néotroll qu’inconsciemment ou pas il est constamment dans la roue des “chiens de garde” du néocolonialisme qui, sous couvert de bons sentiments, nous ont vendu les campagnes militaires (entreprises de spoliation )d’Afghanistan, d’Irak, de Libye, de Syrie et toutes celles d’Afrique, dont aujourd’hui nous mesurons pleinement les conséquences sur les peuples .

4. Quand il s’agit de faire la promotion d’une guerre, les néocons français n’hésitent pas pour les culpabiliser, à amalgamer les militants pacifistes à l’épouvantail FN. En 2002, Pascal Bruckner, André Glucksmann et Romain Goupil écrivaient : « Force est de constater que l’antiaméricanisme n’est pas un accident de l’actualité ou la simple réticence face à l’administration de Washington, mais le credo d’une politique qui soude les uns avec les autres, en dépit de leurs divergences, le Front national et les Verts, les socialistes et les conservateurs, les communistes, les souverainistes… A droite comme à gauche, ils sont rares ceux qui n’ont pas cédé à ce « nationalisme des imbéciles » qui est toujours un symptôme de ressentiment et de déclin. » Bien entendu, le néotroll n’a rien oublié de cette méthode. Pour lui comme pour Bruckner et ses camarades, le FN est un monstre utile qui leur permet de faire oublier leur propre monstruosité. Dès lors, pour éviter les discutions sans fin, vous pouvez simplement signifier au néotroll que Marine Le Pen est contre le cannibalisme, et que ce n’est pas pour autant que vous n’allez pas devenir anthropophage…

5. Inutile de spéculer sur les raisons de ses agissements. Peu importe de savoir si le néotroll défend des intérêts camouflés, ou si son implication est seulement intéressée, ou bien encore si il s’agit d’un psychorigide verrouillé ad vitam æternam sur des idées reçues … si vous abordez ce type de questions avec lui vous le conforterez dans son rôle de merle moqueur. Retenons simplement que le néotroll n’a pas son pareil pour semer la discorde dans les milieux du cybermilitantisme.

Conclusion

Au vu de l’ensemble de ces données, il apparaît indubitable que vous pouvez faire votre deuil de toute tentative de communication idéale avec un néotroll. Par conséquent évitez de perdre trop de temps dans vos explications. Cet adepte de la pensée unique n’a pas l’intention d’écouter autre chose que les idées conformément admises même si vos réponses sont parfaitement argumentées. Ne perdez jamais de vue que le néotroll est un destructeur qui se moque éperdument du sens et du non-sens. Avec lui le vivre ensemble est tout simplement impossible à envisager. Son “jusqu’au-boutisme” ne tolère rien d’autre qu’une lutte sans règle de conduite dont il doit sortir gagnant coûte que coûte et cela par n’importe quel moyen. En somme, nous pouvons résumer la situation en quelques mots : le néotroll se situe toujours au niveau le plus archaïque des échanges, l’avant dernier palier, celui qui précède de très peu les crachats, les jets de pierre et le lynchage.

 https://blogs.mediapart.fr/pizzicalaluna/blog/190116/comment-dejouer-les-manipulations-d-un-cyberactiviste-neo-con


AutorIn: anticon
  Les éditions Libertalia publient n’importe qui
29.06.2017 14:37  
Apologie de la pédophilie sous couvert de débat, bravo Claude Guillon !

Il est des infractions que la société semble condamner de façon unanime. Ces infractions entrent à première vue dans la catégorie du « non négociable », idéologiquement parlant. À titre individuel ou collectif, il sera donc aisé d’affirmer en toute sincérité que l’on est contre le meurtre, le viol, les violences conjugales, les violences sexuelles, le harcèlement (moral, sexuel) etc.

Pourtant, quand on y regarde d’un peu plus près, on constate que ces infractions idéologiquement « non négociables » et non excusables, bénéficient d’une certaine tolérance, voire d’une indulgence et d’une complaisance assez unanimement admises, si ce n’est dans l’enthousiasme, du moins dans l’indifférence générale. Quelques exemples : le viol, les violences conjugales, le harcèlement… A priori, il semble évident que notre société condamne très durement ces agissements, mais dans les faits, on constate que ce n’est pas si évident. Un des exemples les plus frappants de cette tolérance est la culture du viol, mais on peut également mentionner l’apologie de la pédophilie, plus fréquente qu’on ne le pense.

Il est par ailleurs assez difficile de dénoncer l’apologie de certains crimes et délits (à caractère sexuel en général) sans être aussitôt cataloguée de moraliste, de « coincée », et surtout, quand on nomme publiquement les apologistes, sans être accusée de diffamation, insultée et menacée (« Prévois bien (…) Ça va faire beaucoup dans ta gueule », me disait Claude Guillon ce matin même) : en effet, faire l’apologie d’un crime ou d’un délit ne pose apparemment pas de problème, mais la dénoncer porte atteinte à l’honneur et à l’intégrité de l’auteur.e de l’apologie. Certes.

Dans le cas de l’apologie de la pédophilie, les intellectuel.le.s qui estiment que l’on peut « en débattre » et les médias qui les ont relayés ne sont pas des cas rares, même s’il devient assez facile, les années passant, de prétendre qu’il s’agissait d’un autre temps, d’autre moeurs, comme si cela constituait une justification pertinente.

On distinguera donc en l’espèce les débats liés au droit de représenter ou non dans une œuvre artistique des actes pédophiles (doit-on censurer l’art ? Vaste question…), et l’apologie publique de la pédophilie, cumulée ou non à l’affirmation d’inclinations pédophiles et/ou d’actes pédophiles. Pour citer un exemple récent, nous pouvons mentionner le cas de Gabriel Matzneff, pédophile récompensé par le prix Renaudot Essai, et qui estime que la pédophilie est un style de vie.

Mais je voudrais évoquer aujourd’hui le cas de Claude Guillon, écrivain anarchiste – dont chacun.e sera libre d’apprécier sur son site web, et à leur juste valeur, les contenus très affirmatifs relatifs notamment à la contraception, l’avortement et la prostitution – qui nous propose aussi une analyse concernant la pédophilie. Le texte date de 1988, mais a été mis en ligne le 23 novembre 2014, ce qui actualise et réaffirme ses propos comme toujours conformes à ses convictions.

Quelques extraits (mais le texte complet est accessible en cliquant ici) :

« S’il s’agit de rapports sans violence physique particulière, mais plutôt d’attouchements par exemple, on entend dire couramment qu’il faut « foutre la paix aux enfants ». Plus que la représentation, évidemment fantasmatique, de l’enfance comme moment de pureté, me frappe ici l’image très négative, violente, voire criminelle de la dite « sexualité ». »

« En effet, on dira d’autres formes de contrainte (se lever tôt, aller à l’école cinq jours sur sept, obéir au maître, se taire, etc.), y compris de contrainte physique très violente exercée sur des nourrissons (supporter la faim, ne manger qu’à des heures fixées par d’autres, « se régler »), qu’elles doivent être imposées et intégrées le plus tôt possible. Il existe bien des violences, des souffrances, identifiées comme telles, et jugées formatrices[3]. »

« On avance souvent l’idée que l’enfant, n’ayant ni information ni représentation de la « sexualité », ne peut être que traumatisé par sa découverte. Paradoxalement, on déplore aussi, que, du fait même de son ignorance, l’enfant n’ait pu, sauf violence particulière, réaliser le caractère immoral (?), délictueux, traumatisant (?), des gestes échangés ou subis. »

« Le rapport « pédophilique » serait donc, pour l’enfant concerné, une initiation jugée prématurée (?), mal faite (?), brisant un tabou, un lien social (?). Mais dans cette hypothèse, quel peut être ce « lien », ce « secret » partagé (?) par les adultes, et dont les enfants doivent être écartés ? (Jusqu’à quel âge au fait ?) »

« Les campagnes de prévention cherchent à donner à l’enfant une image du « pédophile » ; elles donnent en creux une image de la « sexualité » comme gratification que les enfants peuvent légitimement refuser à l’adulte. »

« Dès lors, comment se fait-il qu’un garçon ou une fille de moins de quinze ans, auque[le] la loi ne reconnaît pas le droit de refuser quoi que ce soit d’autre de ce que les adultes entendent lui imposer, soit supposé[e] ne pouvoir accepter ou désirer le plaisir charnel ? »

« Pourquoi un[e] amant[e] capable de tendresse et d’attention envers un[e] partenaire de trente ans, ne saurait-il/elle pas en faire montre avec un[e] partenaire de dix ans ? »

« Il n’est pas étonnant qu’en matière de « comportements sexuels », le pire soit réservé aux enfants, puisque l’ensemble des agissements adultes leur assigne le dernier rang dans la hiérarchie sociale, du point de vue du droit à la dignité, et le premier quant à la production de honte[4]. Les parents ont honte de leurs enfants. »

Il est intéressant de constater que dans son texte, Claude Guillon fait abstraction des mécanismes de pouvoir à l’œuvre entre adultes et enfants, et des rapports de domination, d’autorité, de contrainte morale qui viennent invalider le prétendu « consentement » de l’enfant à des actes sexuels avec un.e adulte.

Il est également intéressant de questionner les éléments de langage visant à faire oublier de quoi on parle, de quels gestes précis, de quels actes : peu d’adultes ont en effet réellement envie de visualiser ou même de concevoir une représentation mentale claire de ce qu’est un acte pédophile, de ce qu’il implique matériellement : les chairs meurtries, écartées, blessées, les diverses pénétrations, la violence morale, la contrainte et la menace, la persuasion, le discours qui convaincra l’enfant de céder lorsque l’agression se veut « sans violence », les doigts, la bouche, le sexe en action…

À noter aussi le soin tout particulier apporté à l’analogie établie entre refus de la pédophilie et morale étriquée, et surtout entre refus des abus sexuels sur enfants et volonté de censure ou flicage : comme si le fait de se positionner contre le viol d’enfants faisait de nous autres, féministes anti-pédophilie, des flics en puissance brimant les pauvres hommes qui ouvrent la voie à l’ouverture d’esprit permettant d’admettre que violer des enfants, si ce n’est pas brutal, c’est potentiellement admissible.

Les intellectuels qui veulent « ouvrir le débat » prennent bien soin de déguiser cela en autre chose, intellectualisé, romancé, érotisé. Beaucoup parlent même d’amour, de « relation », décrivent de façon poétique et littéraire la beauté pure de leurs sensations (« Les petits garçons de onze ou douze ans que je mets ici dans mon lit sont un piment rare », écrit Gabriel Matzneff) et avancent (comme le fait Claude Guillon en conclusion de son texte) l’argument des droits de l’enfant pour légitimer l’agression sexuelle.

Nombreux sont donc les intellectuels à souhaiter que l’on « débatte » de la pédophilie et qui, en attendant, en font tranquillement l’apologie, comme Claude Guillon.

Accompagnés par la complaisance de certains médias, d’éditeurs, des jurys de prix littéraires, et d’une société qui n’a pas très envie de voir de quoi on parle réellement, ils contribuent à l’amalgame trompeur entre création artistique, pensées littéraires, réflexions sociologiques et agressions sexuelles sur des mineur.e.s. Nul besoin pour eux de se sentir nostalgiques en repensant au temps où l’on pouvait faire publier des pétitions pro-pédophiles dans Libération ou, comme Léo Ferré, chanter et gémir son désir sexuel pour une enfant sans que personne n’y trouve rien à redire.

Les pro-pédophiles peuvent en effet publier en paix : ils bénéficient toujours d’une tranquille impunité.

– Les Éditions Libertalia ont souhaité prendre part à ce « débat », se sont spontanément exprimées, et ont publiquement soutenu les propos pro-pédophiles de Claude Guillon sur un réseau social, au nom de la maison d’édition.

– Les « supporters » des Éditions Libertalia, apparemment très émus, m’ont cependant paru moins extrémistes que les anti-IVG, puisque cette fois je n’ai pas été menacée de mort, mais uniquement de viol (souvent collectif, ça semble être plus ludique, si j’en juge par les descriptions assez précises de la façon dont on allait me tenir bien immobile), et de raclée (destinée à ce que je fasse moins la maligne et que je réfléchisse avant de « m’attaquer à Libertalia »).

– La diffusion de cet article, comme la grande majorité de ce que j’écris, a bien sûr principalement eu lieu en dehors des réseaux sociaux, le web 2.0 ne constituant pas l’internet à lui seul (et c’est heureux).

– Enfin, merci à celles et ceux qui ont surmonté leur souffrance à la lecture de ces contenus abordant l’apologie de la pédophilie, pour m’écrire et témoigner de l’extrême violence qu’ils et elles ont subis étant enfants lorsqu’un.e adulte, même tendre, les a sexuellement agressé.e.s et/ou violé.e.s.

 http://www.acontrario.fr/2015/03/30/apologie-pedophilie-claude-guillon-anarchiste-cautionne-debat/


AutorIn: stop la promotion de libertalia
GNU Free Documentation License 1.2 Sämtlicher Inhalt auf Indymedia Deutschschweiz ist verfügbar unter der Creative Commons Attribution-ShareAlike 2.0 Germany.
Für sämtlichen Inhalt der jeweiligen Beiträge unter Indymedia Schweiz und Indymedia Deutschschweiz sind nur die jeweiligen AutorInnen verantwortlich!
Indymedia Schweiz läuft mit MIR 1.1
Use GNU!