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 :: Compte rendu de la journée Anti-WEF du 22 janvier à Berne ::
 Themen | Repression/Knast | WEF 23-01-2005 23:27
AutorIn : Manifestant
Acceuil en gare de Berne des manifestants romands Alors que la police se félicite de sa conduite durant cette journée classée à risque, les débordements policiers ne manquent pas.
Acceuil en gare de Berne des manifestants romands
Acceuil en gare de Berne des manifestants romands
Acceuil en gare de Berne des manifestants romands
Acceuil en gare de Berne des manifestants romands
Acceuil en gare de Berne des manifestants romands
Acceuil en gare de Berne des manifestants romands
Lorsque le train romand (celui de 10h10 depuis Genève) arrive en gare de Berne, on nous annonce une forte présence policière. Nous décidons de nous rendre groupés, mais pacifiquement, à la manifestation autorisée « Dance Out WEF ». Le groupe d’environ 90 Romands se dirige vers des escaliers montant depuis le quai, mais un groupe d’une vingtaine d’anti-émeute, fusils braqués sur la foule, nous fait signe de ne pas emprunter cette voie. Aucune cagoule, masques ou jets d’objet à signaler. Le groupe de protestataires se dirige donc en direction d’escaliers descendant sous les quais de la gare et, guidés par un fort dispositif policier, se retrouve rapidement pris au piège entre trois parois et un mur d’anti-émeutes.

Nous patientons ici environ une demi-heure en essayant de demander à la police ce qu’elle veut, en lui expliquant que nous voulons seulement aller à la manifestation autorisée, certains jonglent ou font de la musique. Puis, rapidement, les anti-émeutes procèdent à des arrestations plus ou moins violentes. Le groupe de romand s’étant assis et tenu les uns les autres, certains activistes sont violemment arrachés, frappés, plaqués contre le sol, immobilisés, etc.

Après une fouille de chaque personne et un contrôle d’identité, une partie du groupe est classée chez les « bons », l’autre chez les « mauvais ». Pour être classé chez les mauvais, il suffit par exemple de posséder une paire de lunette contre les balles en caoutchouc, un marquer, un tipex (et oui, on peut faire du graffiti avec un tipex, vous l’ignoriez ? Et bien pas la police), un couteau à beurre... ou simplement avoir résisté un peu trop à l’arrestation. Bref, un tiers du groupe de départ se retrouve dans le mauvais groupe, pour des détails que sont par exemple une craie oubliée dans une poche de pantalon (car une craie est, vous le verrez, un motif suffisant pour un garde à vue de 8 heures)
Ceux-ci sont alors menottés, puis emmené en fourgon à un commissariat environ une demi-heure plus tard.

Arrivé au commissariat, nous sommes parqué dans une première cage pendant que, tour à tour, nous sommes fouillés totalement (nus), fichés (photo individuelle et informations telles que le nom, l’adresse, etc.), puis interrogés. Nous sommes à chaque fois changé de cage entre les différentes phases de la procédure. Il nous est interdit de téléphoner, de manger, de boire, de fumer, seulement un nombre restreint de personnes peuvent bénéficier de policiers parlant français (pour la fouille et l’interrogatoire), les autres doivent se contenter d’interpréter les gesticulations des policiers germanophones, on nous demande de signer des papiers en allemand, etc. Ceux qui font valoir leurs droits et refusent de parler en allemand, demandent de téléphoner, ou le numéro de matricule d’un policier, sont renvoyés dans la cage de départ sans passer à l’étape suivante.
Certains policiers insultent les interpellés, les menacent, les rabaissent devant d’autres collègues,...

Ici un exemple d’une conversation pendant l’interrogatoire :
Policier 1 : « On va s’occuper des petits trou du cul dans ton genre »
Interpellé : « Je vais porter plainte pour insulte si vous continuez »
Policier 2 : « Ah bon ? Quelqu’un a entendu une insulte ? »
-rires-
-le téléphone de l’interpellé sone-
Policier 1 : « Allo ? »
Interpellé : « Ceci est mon téléphone privé, vous n’avez pas le droit de répondre à ma place ! »
Policier 2 : « Tais-toi ! Rien de ce qui est à toi n’est privé ici !» )

Lorsque la fouille révèle d’autres objets, certains agents montrent clairement des signes de violence en hurlant des insultes dans les oreilles des prévenus, main levée au dessus de la tête (comme pour frapper).


Le seul droit qui nous est accordé est celui d’aller aux toilettes. Toutes nos affaires nous sont retirées (montre, ceinture, bonnet, écharpe, téléphone, appareil photo, etc.), nous disposons seulement des vêtements que nous avions au moment de l’arrestation et impossible de faire comprendre à nos geôliers que, la température étant d’environs 10 degrés, nous commençons à avoir froid. On nous explique enfin que nous avons un périmètre dans lequel nous n’avons plus le droit de nous déplacer en groupe (ce périmètre représente la vieille vielle de Berne). A la question « Comment rentrerai-je chez moi avec des amis puisque la gare est dans la périmètre de sécurité ? », la police nous répond : « Pas de problème, vous verrez ». On fait un inventaire de nos affaire en allemand puis, on nous transfère enfin vers la dernière cage.

Nous sommes donc enfin emmenés vers une dernière cage au sous-sol où la température est encore plus basse et l’air très humide. Nous patientons ici plusieurs heures (jusqu'à 5 heures), parqués dans des cages divisées entre majeurs et mineurs et surveillées par des anti-émeutes et leurs fidèles chiens aux aboiements incessants. On nous refuse toujours de téléphoner, de nous expliquer pourquoi nous avons été arrêtés, de nous dire quand nous allons être relâchés,etc. La température devient insupportable, surtout sans pouvoir s’asseoir autre part que sur le sol gelé et sans avoir mangé depuis plusieurs heures maintenant. Lorsqu’un prévenu s’adresse à un policier pour lui dire qu’il fait froid, celui-ci lui répond : « Ca va être encore plus froid pour toi si tu continues ».

Nous avons été interpellé à midi, puis, de 18h à 21h, nous sommes progressivement transférés dans des fourgons jusqu’à la gare par petits groupes de sept environ (en passant par le poste pour récupérer nos affaires, sauf évidemment celles « dangereuses », comme un stylo un peu trop gros par exemple, que la police conserve). Un ami constate alors que la police a utilisé son portable pour appeler sa mère et l’en a vidé de tout l’argent alors que de nombreux téléphones fixes sont présents au poste. Certains effets personnels (tel des photos) ne sont pas rendus non plus.
Nous sommes alors enfin relâchés, après plus de 8h de détention pour certains, motivées par la simple volonté d’aller manifester son désaccord avec la politique du World Economic Forum.

Encore une fois la police engraisse ses fiches sur les contestataires. Encore une fois la répression est poussée à son comble pour dégoûter un maximum ceux qui protestent, même pacifiquement. Encore une fois le WEF a lieu sans pouvoir faire entendre sa voix.

Landquart 2003
Landquart 2004
Berne 2005
...
 :: 8 Inhaltliche Ergänzungen : > Ergänze diesen Artikel
  manif Berne
24.01.2005 00:23  
Merci pour ce compte rendu, précis et détaillé ; ce qui est décrit là est parfaitement révoltant. Bien que l'on puisse supposer une mince base légale aux comportements de la police, elle a clairement abusé de sa position de force notamment vis-à-vis de mineurs. Il n'y pas eu de flagrant délit ni de violence de la part des manifestants qui a pu justifier un tel comportement de la police.
Je pense qu'il serait p.ê utile de demander par écrit (à travers une lettre ouverte avec copie aux journaux et éventuellement à un avocat) des explications au chef de la police bernoise afin de savoir dans quelle mesure il couvre ce genre de méthode ou au conseiller d'état. Certains journaux seraient également intéressés par cela : le Courrier p.ex
Je me demande aussi s'il ne faut pas envisager un dépôt de plainte pour usage abusif de la force et mauvais traitements à l'encontre de mineurs notamment.
En ce qui concerne les mauvaises conditions de détention (le froid et l'absence de nourriture et de boisson) il faudrait aussi surveiller vos états de santé afin de faire en cas de maladie un constat médical.
Je suis désolé que les choses aient tourné ainsi pour votre groupe



AutorIn: Andin
24.01.2005 02:43  
c est pas les quelques heures au poste de police sans manger et au froid qui sont un probleme , c est pas l hotel c est sur mais le probleme c est que le deploiement de force de l ordre est soutenu par la population .
aller dire au gens" il m on pas donner de sandwich et il faisait cru" .
ca va pas le faire .
une enculade de plus et au frais du contribuable .
en plus ce qui est navrant c est que presque tout le monde sans fout .
le wef ils ne savent meme pas ce que c est .
ils voient jusque des gens qui casse tout et qui sont jamais d accord avec rien .
on aurait pu etre 100000 manifestant et la la police elle aurait fait quoi ?
sur 6 million de personnes on pourait les trouver ???
non parce qu ils s en foute totalement .



AutorIn: police picole
  Idiot
24.01.2005 11:26  
@ "Manifestant" qui à écrit le compte-rendu:
Il existe plein de documentation comment se comporter pendant une manif. Peut-être serait-il une bonne idée si tu t'y méttais?
Et puis, s'il te plait, arrête de pleurer. ça sonne comme une détention normale, voir agréable. C'est normal, si tu t'oppose au pouvoir, il se défend. Tu ne vas quand-même pas manifester en pensent que ça va a être une promenade avec ta famille?!


AutorIn: quelqu'un
  à "quelqu'un"
24.01.2005 13:35  
Sache premièrement que je connais très bien ces documents et que je les ai lu. Je ne vois pas en quoi nous nous sommes mal comportés et avons commis des erreurs dans cette non-manifestation avortée, à part celle de faire confiance à la police en pensant qu'elle nous laisserait participer à la manif autorisée.
Ensuite, les fachos dans ton genre qui trouvent normal que la police enferme 8 heures des gens parce qu'ils possèdent une craie ou un tipex, feraient mieux d'aller se frotter aux méthodes de la police pour cerner un poil mieux la situation.


AutorIn: Manifestant
  solidarité
24.01.2005 14:47  
solidarité au manifestant. il faut pas laisser l'impunité à la police et acepter ces choses comme si elles etaient tout à fait normales.... c'est un état fasciste!
wipe out wef!


  ...que l'on appelait démocratie...
24.01.2005 18:10  
sinon, la police C'EST l'impunité et la violence.
ce n'est pas parce que quelque personnes découvrent la répression qu'il faut crier à sa découverte.

Cependant, rien ne nous empêche d'être solidaires de toutes les peronnes arrêtées, tout le temps, partout !


  Cette répression est scandaleuse !
24.01.2005 19:07  
Certe la répression n'est pas nouvelle, mais elle se duircit de plus en plus jusqu'à devenir scandaleuse comme samedi en enfermant dans des cages exterieurs, dignes de Guantanamo, des mineurs voulant exprimer leur désirs d'un monde meilleur à l'occasion d'une parade dansante contre le WEF de plu est autorisée ... non là c'est n'imoprte quoi ! Il faut réagir ! et ne pas laissé les choses se passer comme ça !
Solidarité avec toutes les victimes de la répression !


AutorIn: Henri
  Adresse toi a eux!!!
25.01.2005 19:42  
Ils recherchent des témoignages!


 http://ch.indymedia.org/fr/2005/01/29671.shtml


AutorIn: XJV
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