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Tagi Online 8.6.2003
G-8-Randalierer in Genf waren vorwiegend Berner
BERN - Die Randalierer, die während des G-8-Gipfels Genf in Atem hielten, waren laut dem Genfer Interimspolizeichef Christian Cudré-Mauroux vor allem Berner. Sie hätten "eine in der deutschen Schweiz übliche Operationsweise" angewandt, angeführt von lokalen Führern.
Was sich in der Nacht zum 1. Juni ereignete, "war keine Kundgebung, sondern ein veritabler Überfall", sagte Cudré-Mauroux in einem Interview im Westschweizer Sonntagsblatt "Dimanche.ch" - "wie ein Militärkommando, das zu einer bestimmten Zeit aufbricht und mit genau definierten Absichten."
Man wisse, dass die meisten dieser Gruppe Berner waren, sagte der Polizeichef weiter. Auch wenn die Randalierer nicht im eigentlichen Sinne identifiziert worden seien, verfüge die Polizei über Anhaltspunkte, die diese Annahme stützten.
Cudré-Mauroux wies den Vorwurf zurück, während der Vandalenakte in der Innenstadt seien zu wenige Polizeikräfte zur Verfügung gestanden. Verstärkung sei nach einer Viertelstunde am Ort des Geschehens eingetroffen.
Zuvor hätten sich zwei Handvoll Polizisten unvermittelt etwa 100 Randalierern gegenüber gesehen. Die Polizisten hätten reagieren können, aber ihre Unterzahl sei sehr nachteilig gewesen.
Der Polizeichef anerkannte, dass die Organisatoren der Antiglobalisierungsdemonstration vom 1. Juni ihre Zusicherungen eingehalten hätten. Die Hauptsorge der Polizei sei immer gewesen zu vermeiden, dass es einen Toten oder einen Schwerverletzten gebe.
Bezüglich der Demo vom Montagabend 2. Juni bedauerte Cudré-Mauroux, dass Politiker sich als Vermittler einsetzten. "Dieses Vorgehen hat unsere Aktion verzögert bis zu dem Moment, wo eine solche gar nicht mehr möglich war wegen der grossen Zahl von Schaulustigen."
Die Demonstranten hätten sich in dieser Situation legitimiert gefühlt, den Anweisungen der Polizei keine Folge zu leisten. "Sie haben uns verhöhnt, beschimpft, das ist unerträglich", sagte der Polizeichef. (sda) ------------- Dimance.ch 8.6.2003
Christian Cudré-Mauroux: «L’intervention politique était malvenue»
Le numéro un de la police genevoise révèle que les casseurs qui ont sévi à Genève étaient Bernois. Il reconnaît que les organisateurs de la manif altermondialiste ont respecté leurs engagements. Il regrette d’avoir été trop conciliant face aux manifestants sur le pont du Mont-Blanc.
> Robert Habel A peine nommé chef par intérim de la police genevoise – c’était le 9 avril dernier – Christian Cudré-Mauroux, 46 ans, s’est trouvé confronté à un challenge pas comme les autres: le G8. Après les violences du week-end dernier à Genève, il s’exprime pour la première fois sur les manifs, les casseurs, les responsabilités des uns et des autres.
>Le centre-ville de Genève a été mis à sac. N’est-ce pas un échec total pour vous? >>Je regrette les dégâts, mais ils restent dans le domaine des risques tolérables. Il ne faut pas oublier que, pour la première fois depuis deux ans, dans le cadre d’une manif altermondialiste, on est sortis d’une spirale de violence grandissante. Je vous rappelle qu’à Gênes il y a eu mort d’homme; à Göteborg et à Nice, les choses ont été aussi très violentes.
>La population et les commerçants ont l’impression que la police a échoué. >>Je comprends tout à fait leur incompréhension et leur frustration. Mais ce qui s’est passé samedi soir n’est pas une manif normale. C’est un véritable raid! C’est comme un commando militaire qui part à une certaine heure, avec des objectifs bien définis. On remonte vers les rues Basses, symbole d’une certaine richesse, puis on s’en prend à un symbole politique, puisqu’on tire un cocktail Molotov sur l’Hôtel de Ville, et à une institution comme le Grand Théâtre. Il y a une logique! Ensuite, ces gens sont enivrés par cette violence puisqu’ils mettent le feu au magasin de motos d’un petit commerçant. Ensuite, ils reviennent à leur base de départ, c’est-à-dire l’Usine.
>Qui sont les auteurs du raid? >>On sait qu’une partie, voire le gros de cette équipe, étaient des Bernois. Ils ont reproduit un mode opératoire habituel en Suisse alémanique. Mais ils ont été aussi aidés par des poissons pilotes locaux.
>Il y avait aussi des étrangers? Des Italiens, des Allemands? >>C’est possible, mais je ne peux pas l’affirmer.
>Avez-vous identifié certains de ces casseurs?Identifié à proprement parler, non, mais nous avons des éléments.
>Pourquoi n’y avait-il aucune présence policière au centre-ville? >>Il y en avait! Des éléments patrouillaient, notamment dans les rues Basses; d’autres étaient en réserve à la caserne. Une dizaine de policiers se sont trouvés confrontés immédiatement à une centaine de casseurs. Ils auraient pu réagir et combattre tout de suite, mais le rapport numérique leur était très défavorable. Des renforts sont arrivée relativement vite, une quinzaine de minutes plus tard.
>N’auraient-ils pas dû intervenir? >>Je ne suis pas dans la tête de mes collaborateurs. Je ne peux exclure toutefois non seulement qu’ils aient été surpris et peut-être effrayés, mais aussi qu’ils se soient posé la question: quels sont les moyens que je peux engager? Je vous rappelle que les cadres de la police ont été littéralement traumatisés par le 29 mars. Le 29 mars, c’est l’affaire de la balle marquante tirée, à la gare Cornavin, sur une manifestante. Du jour au lendemain, les cadres de la police ont commencé à se dire: est-ce que, chaque fois que je prends ma matraque ou que j’engage tel ou tel moyen, j’ai le droit de le faire?
>Pendant la grande manif de dimanche, les organisateurs ont-ils tenu leurs engagements? >>Oui, en ce sens qu’ils ont mis en place un service d’ordre, comme convenu. Les choses ont bien fonctionné, le contact a été permanent entre eux et nous, ils ont parfois cherché à s’interposer. Le départ, notamment, a bien été couvert. Par contre, quand la station-service est mise à sac, à la fin de la manif, ils ne font rien.
>Ils ont peur de se faire casser la figure. >>Peut-être, car il est évident qu’ils courent un risque. Mais ils auraient peut-être pu marquer davantage leur présence. La foule était pour eux et contre les casseurs.
>Pourquoi n’avez-vous pas posté des gendarmes devant la station-service? Pour ne pas violer le protocole convenu avec les organisateurs? >>Au-delà de cela, c’était une question de faisabilité. On était sur le point de dislocation de la manif, donc à l’endroit où il y a le plus de monde. Indépendamment du fait de jouer ou de ne pas jouer la provoc’, il aurait été impossible d’envoyer des renforts sur place en cas de problème. Vous ne traversez pas comme cela une foule de 5000 ou 10 000 personnes!
>Vous ne vous sentez pas trompé par les organisateurs? >>Non, mais on peut toujours faire mieux. J’estime qu’ils devraient avoir le courage de dire que certains groupes ne sont pas les bienvenus. Le jour de la manif, par exemple, quand 400 à 600 Black Blocks se sont assemblés en queue du cortège, les organisateurs auraient dû s’interposer. Ils n’ont jamais dit clairement qu’ils ne voulaient pas de Black Blocks dans la manif. Jamais!
>Lundi soir, vous étiez sur le pont du Mont-Blanc et vous avez dû laisser partir, sans les contrôler, les manifestants encerclés. Regrettez-vous d’avoir cédé? >>Oui, je le regrette tant vis-à-vis des policiers, auxquels on a donné un signal ambigu, que vis-à-vis de la population. Mais cette solution a permis au moins d’éviter que quelqu’un ne fasse une bêtise, par exemple se jeter dans le lac. Nous redoutions un drame de ce genre, c’est pourquoi nous avions placé des embarcations en contrebas du pont. Notre souci primordial, d’entente avec Madame Spoerri, a toujours été d’éviter qu’il y ait un mort ou un blessé grave.
>Avez-vous dû céder parce que des hommes politiques étaient sur place et qu’ils s’étaient improvisés médiateurs, notamment Charles Beer? >>L’intervention politique a retardé notre action jusqu’au moment où elle n’était plus possible puisqu’elle avait donné le temps à un bon nombre de badeaux de s’amasser devant nos forces. Cette intervention politique était malvenue comparée à d’autres qui peuvent parfois aider à nouer le dialogue, par exemple lors de manifs spontanées.
>Mais Micheline Spoerri n’était pas sur place. >>Elle se trouvait au commandement de la police. On s’est contactés, je lui ai donné ma vision de la situation, elle a très bien analysé les choses.
>Certaines voix de droite critiquent Charles Beer. Pour vous, a-t-il été plutôt utile ou plutôt encombrant? >>Dans un cas comme celui-ci, je n’ai pas d’état d’âme. Il y avait des responsables politiques sur place, et on voulait résoudre un problème de police. Il a été résolu, même si ce n’était pas forcément à notre satisfaction. Le pire dans cette affaire, c’est que la présence des hommes politiques a probablement donné une légitimité aux gens qui étaient en face de nous. Les manifestants se sont sentis légitimés dans leur refus d’obtempérer aux forces de l’ordre, c’est ce qui leur a donné cette arrogance incroyable quand ils sont passés devant nous. Ils nous ont nargués, ils nous ont insultés. C’est insupportable.
>C’est pourquoi les policiers se sont défoulés le lendemain soir, y compris contre des passants? Approuvez-vous cela? >>Il faut raison garder. La police était dans une situation très claire au niveau de sa mission, puisque le Conseil d’Etat venait d’interdire tout rassemblement. Les policiers sont tombés sur les mêmes personnages que les jours précédents, qui voulaient empêcher Madame Spoerri de se rendre à la Télévision suisse romande. Ils ont saisi sur eux des objets dangereux, marteaux, haches, etc. L’objectif n’était pas de maltraiter les badauds, et je n’ai pas reçu de plainte pour l’instant. Il fallait une intervention en force pour terminer cette spirale infernale de manifs.
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die genfer bullen (französischsprechend...) haben genau auf die stimmen der demonstarnten gehört und da hörten sie nun mal so ein paar berner die etwas sagten..,.(sie verstanden nicht genau was, denn sie sind ja genfer...)
dieses "berner-verstehen" der genfer bullen veranlasste dann ein paar idiotische bürgerliche journis dazu, den folgenden titel zu setzen: randalierer waren vorwiegend berner (od. ähnlich)
das ist journalismus! immer für eine überraschung gut, diese typen...! vorschlag: journalisten-award für den glaubwürdigsten, bullenfreundlichsten journalisten 2003!